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Face à l’omniprésence de la technologie dans nos vies et aux mutations qu’elle engendre, vous me faîtes régulièrement part de vos difficultés à vous projeter dans un métier qui pourrait disparaître dans les années à venir…

Cette question est aujourd’hui présente aussi bien chez les jeunes en recherche d’une orientation scolaire que chez les personnes en reconversion professionnelle et qui s’interrogent sur les débouchés d’une formation ou du choix d’un nouveau métier.

A terme, nous serons tous impactés par les mutations technologiques impulsées par l’intelligence artificielle, le Big Data, la Blockchain…

Mais je suis et je reste optimiste face au changement ! Comme les précédentes révolutions industrielles l’ont montré, les besoins essentiels des êtres humains que nous sommes, eux ne changeront jamais.

J’ai une totale confiance en l’humain pour s’adapter à une nouvelle donne économique. D’autant plus que les qualités humaines feront la différence, dans un monde où des tâches à moindre valeur ajoutée, répétitives ou pénibles, pourront être exécutées par des machines ou des algorithmes.

La véritable question face à la montée en puissance des métiers de demain, est la capacité et le temps d’adaptation de notre société face à ces changements et ceci pour ne laisser personne sur le bord de la route.

J’assistais récemment à une conférence de l’APEC sur les perspectives de l’Emploi Cadres en 2019, et certains chiffres qui y ont été présentés me paraissent bien illustrer le futur de l’emploi :

  • La durée de vie d’une compétence technique est de 2,5 ans voire 1 an en 2025
  • 70% des emplois présents en 2035 n’existent pas encore ou les emplois actuels sont appelés à se transformer profondément
  • En 2060 : 10% de notre temps hebdomadaire sera consacré à l’apprentissage

Si ces chiffres sont des tendances, les mutations sont bien réelles et nous devons faire face, dès aujourd’hui, aux changements à venir et à des questions qui font déjà notre actualité :

  • Comment s’adapter au changement ?
  • Comment désapprendre et réapprendre ?
  • Comment adapter mes compétences et quelles compétences développer ?

Toutes ces questions trouvent leur source dans le processus de transformation lourde de notre société et la seule réponse possible est d’engager notre propre transformation en intégrant à la fois le développement de compétences techniques et la reconnaissance de toutes les compétences humaines.

Pour tous

Le terme « soft skills », très employé ces dernières années, a permis de faire émerger l’importance des compétences « douces » en opposition aux seules compétences techniques. Aujourd’hui, il s’agit donc bien de changer de paradigme pour ne pas seulement valoriser les compétences techniques.

J’avais partagé avec vous l’été dernier, dans le tweet ci-dessous, les résultats du rapport « Futur of jobs » du Forum Economique Mondial qui mettait en avant le top 10 des aptitudes à posséder en 2020.

Comme vous pouvez le voir, cette liste ne fait état que de « compétences » humaines et nous invite à développer notre personnalité et notre rapport au travail de manière collaborative et transversale. Ces compétences, intrinsèquement liées à la personne, ont pour caractéristique commune de peu se prêter à l’obsolescence. Pour ma part, je pense que ces éléments donnent espoir pour un avenir où l’humain restera au centre des prises de décisions et des interactions humaines.

Pour les jeunes

La dernière étude de France Stratégie « Les métiers en 2022 » insiste sur le fait que les jeunes suivant des études supérieures longues auront de meilleures chances de s’insérer au marché du travail.

La poursuite d’études supérieures leur donne des atouts intellectuels : l’occasion de renforcer leur culture générale, d’apprendre à apprendre, et l’adaptation à différentes matières d’apprentissage.

Les diplômes restent, pour les entreprises, la garantie d’un profil adapté à leurs recherches.

L’orientation scolaire est donc une étape cruciale dans la future vie professionnelle des jeunes adultes. Le choix de son orientation scolaire doit prendre en compte la personnalité du jeune, l’ensemble de ses capacités, et ses goûts personnels.

Pour les salariés

La récente mise en œuvre de la Loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » remet le salarié au centre des décisions de formation. Le dispositif du Compte Professionnel de Formation (CPF) donne l’opportunité de se former et d’ajuster ses compétences tout au long de sa carrière professionnelle.

L’enjeu pour les salariés est donc d’embrasser la formation comme un levier d’employabilité. C’est une occasion de participer activement à l’évolution de leur carrière et d’ouvrir de nouveaux champs des possibles tout au long de leur vie.

Prenons l’exemple des compétences digitales : chaque salarié devrait mettre en œuvre son propre plan de formation pour être aussi à l’aise avec le digital quand il est utilisateur à titre personnel, que lorsqu’il utilise ses connaissances à titre professionnel.

 Le challenge est donc important pour les salariés qui doivent investir du temps et de l’énergie pour amorcer et réussir leur transformation professionnelle et ainsi pouvoir facilement changer de métier grâce à leur formation initiale et leur capital de compétences transversales.

Pour les entreprises

Dans un univers où les évolutions technologiques convergent, les entreprises doivent également investir dans leur capital humain car c’est peut-être (sûrement) lui qui fera la différence face aux concurrents.

Outre, la mise en place de conditions de travail qui permettent la polyvalence et l’agilité des salariés, il devient indispensable pour les entreprises d’investir dans leur transformation et notamment de :


En conclusion, que l’on soit un jeune adulte, un salarié en poste ou dirigeant d’une entreprise, les évolutions actuelles nous commandent d’agir, de modifier notre état d’esprit pour être agile, d’apprendre à apprendre tout au long de notre vie et de prendre nos responsabilités pour rester en phase avec les attentes d’un monde qui se redessine chaque jour…et que nous pouvons tous contribuer à façonner !

Sophie

 

Pour aller plus loin

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orientation scolaire

 

 

futur du travail

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Le bonheur, c'est les autres !

Le bonheur c'est les autres

 

Que l'on ait confiance en soi ou pas, il est prouvé qu'appartenir à un groupe apporte des bénéfices inestimables.
Quel Groupe me direz-vous ? Celui qui vous correspond !
Il peut s'agir d'un Club de sport, d'un Club de jeux (Scrabble / Belote...), d'un Club Business, d'une Association autour de la Culture / du Patrimoine / de la Cuisine, d'une association caritative, d'un groupe de développement personnel, bref... Tout est possible, à partir du moment où les membres de ce groupe partagent vos valeurs et votre intérêt pour le thème qui vous réunit.

De quels bénéfices parle-t-on ? 

- En tout premier lieu, appartenir à un groupe permet de valider notre importance en tant qu'individu, grâce à cette place que l'on occcupe en tant que "maillon de la chaîne".
Quand on arrive à l'une des réunions, on est reconnu(e), salué(e), on nous demande des nouvelles. Notre présence compte.
Et cela, que l'on prenne beaucoup la parole dans le groupe, ou pas. Attention, je ne parle pas des soirées "business" où l'on doit pitcher en 2 minutes puis donner sa carte de visite (trop impersonnel). Il s'agit bien de ces groupes / clubs / associations, qui réunissent les mêmes membres de manière régulière autour d'un thème bien précis.

- Deuxième bienfait : le thème de ce groupe correspond à un centre d'intérêt précis, voire, pour certains, à une passion. Or, pratiquer une passion en la partageant avec d'autres renforce notre confiance en nous. Cela permet d'apprendre, de nous entrainer, de nous enrichir, donc, d'améliorer nos compétences et connaissances, tout en tissant des relations solides et authentiques avec des personnes qui partagent cette envie.

- Autre bénéfice : l'appartenance à un groupe permet, dans certains cas, de nous engager. Cela apporte alors un sentiment de plénitude, une satisfaction personnelle, et surtout, cela donne du sens à notre quotidien. Cela est d'autant plus important pour ceux dont le travail ne permet pas de se sentir suffisamment nourris, épanouis, ou encore alignés avec leurs valeurs.

- Enfin, appartenir à un groupe permet d'élargir son horizon personnel et professionnel grâce aux rencontres humaines que l'on y fait. Au début, on est juste "copains" (de rando / de tennis / de théatre...) puis au fil du temps, on apprend à se connaitre et on découvre des univers parfois très éloignés (ou très proches) du nôtre. Cela ouvre l'esprit, et cela permet également la solidarité ("ton fils cherche un stage en informatique ? Donne moi son CV, on en cherche dans ma boite" => j'ai personnellement assisté à cette scène), et cela peut, par la suite, donner lieu à des mises en relations bien utiles, que ce soit pour trouver un travail, un client, un nouvel ami...  

J'appartiens personnellement à 2 groupes que j'affectionne tout particulièrement, et grace auxquels ma vie a pris un nouveau relief : 

  • le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) : tous les membres sont chefs d'entreprise de taille modeste et partagent des valeurs fortes de bienveillance, de courage, d'humilité, d'engagement, et de bonne humeur. Nos rencontres (commissions en petits groupes ou conférences plénières) m'apportent, selon les thèmes, un savoir, une remise en question, des effets miroirs, parfois un déclic, une idée, et toujours, toujours, une considération sincère et des moments de partage et de rigolade autour d'un verre.

  • le "Fit'athlé" : ma super Coach Odile Diagana et ses collaborateurs si professionnels et adorables nous entrainent 2 fois par semaine autour de ce cocktail très rafraichissant "athlétisme + renforcement musculaire". Odile a réussi à me faire adhérer tout de suite car elle m'a dit le premier jour "tu dois savoir courir en parlant". Et s'il y a un truc que j'aime faire, c'est parler. Donc, moi qui n'aimais pas courir, j'y ai pris goût. D'une part, parce-que les membres de ce groupe sont tous tellement chaleureux et fun que j'y vais, même quand il fait un froid de canard et que je suis fatiguée. Juste pour me sentir enveloppée par cette bonne ambiance et cette cohésion. Mais j'y vais aussi car j'ai compris à quel point le sport était fondamental pour prendre du recul sur ses tracas quotidiens. Quand je sors d'une séance, tout va toujours mieux dans ma tête que lorsque je suis arrivée.

Pourquoi est-ce que je vous parle de tout ça aujourd'hui ? 

Ce thème me tient à coeur car je pense qu'il fait partie intégrante de la préparation mentale dans l'atteinte d'un objectif.

Si vous voulez changer de job ou changer de vie, et que vous restez isolé(e) chez vous, vous aurez moins de chance d'y arriver car :

1 - vous n'aurez comme vision de vous-même que celle que vous vous faites, et si celle-ci n'est pas brillante, il y a peu de chance que ce défaut de confiance en vous change ni qu'il vous permette de décrocher le job de vos rêves,
2 - vous serez cantonné(e) aux seuls CV que vous enverrez, et vous priverez de l'occasion qu'un membre de votre groupe de prédilection vous donne une idée de reconversion, vous propose de passer votre CV à sa DRH, ou , qui sait, vous invite à créer une entreprise avec lui.

C'est pourquoi "l'appartenance au groupe" est l'un des ateliers "feel good" qui a toute sa place dans notre Parcours Le Grand Bain "Je Change ma Vie".

Sortir, compter pour les autres, se nourrir intellectuellement et affectivement, se faire plaisir, tels sont les ingrédients d'une vie réussie.

Si vous n'êtes pas déjà membre d'un Club, surfez sur le net, renseignez vous sur les clubs et associations de votre ville, et décrochez votre téléphone !
Profitez bien !

Sophie 

Pour aller plus loin

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Se reconstruire après un burn-out

burnout comment se reconstruire

Si le burn-out ou syndrome d’épuisement professionnel est généralement associé au monde professionnel : stress chronique, forte intensité du niveau de stress, charge de travail importante, manque de communication, faible reconnaissance, mauvaise ambiance de travail…. les causes peuvent en être multiples et dépasser le simple cadre du travail.

Cette période d’épuisement professionnel est peut-être, l’occasion de repenser globalement l’équilibre entre les différentes sphères de votre vie : familiale, sociale et professionnelle.

L’idéal, si vous êtes dans cette situation, est d’accepter d’être accompagné(e) par un professionnel de santé qui vous aidera à ne pas perdre pied et vous permettra d’amorcer votre reconstruction après votre burn-out.

Dans cet article, je vous propose des pistes de réflexion pour initier une reconstruction durable sur le plan professionnel et personnel.

Se déculpabiliser

Le burn-out touche généralement des personnes totalement investies dans leur travail et dont l’éducation a été fortement imprégnée par les valeurs de la performance et du sens de l’effort. Si ces valeurs sont positives, l’excès d’investissement professionnel au détriment des autres pans de sa vie peut conduire à un réel déséquilibre. Vous n’êtes coupable de rien et il est important de couper court aux pensées auto-culpabilisantes car la douloureuse expérience du burn-out est une alerte pour vous faire prendre conscience d’une situation de crise dans votre vie actuelle et le besoin de la redéfinir.

Prendre du repos

La prise de distance avec votre environnement professionnel et le repos physique et émotionnel vous permettront de vous couper d’un contexte non-porteur d’émotions positives. C’est une première étape dans la reconquête de votre identité et un temps pour prendre soin de vous-même. Cette phase est importante car elle vous permet de vous remettre au cœur de vos préoccupations et de vous accorder le droit de vous redonner toute la place que vous méritez.

Prendre le temps de « penser »

Sans culpabiliser, avec le temps et l’énergie nécessaires, vous devez penser aux raisons profondes qui ont pu vous amener au burn-out. Il est nécessaire de consacrer un temps à la prise de recul, à la remise en question et à l’identification des éléments qui n’étaient plus en accord avec vous-même.

  • Identifier les raisons de son burn-out
  • Définir les valeurs personnelles qui ont été atteintes
  • Se redéfinir en temps que personne et non en tant que salarié (ou chef d’entreprise)

Pendant cette période, vous pouvez faire appel à vos amis proches et à votre famille pour vous aider à prendre du recul et à porter un regard bienveillant et positif sur vous-même.

Réinvestir son champ personnel

La reconstruction post burn-out demande de redéfinir vos priorités, de prendre soin de vous et de votre santé. Cela passe par un retour à soi et au fait de reprendre du plaisir dans des activités qui ne génèrent pas de pression mais qui procurent un bien-être intérieur. En fonction de vos goûts personnels, cela pourra être la lecture, le jardinage, le sport, des activités artistiques, ou toute activité qui vous détend. Cette étape doit vous permettre de vous reconnecter à votre moi authentique et de vous encourager à agir pour retrouver le plaisir dans l’action.

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Se redéfinir

Le burn-out remet en cause vos certitudes professionnelles passées, mais l’être humain ne se résume pas aux seules performances dans le travail. Cette phase de votre vie doit vous inciter à agir différemment que par le passé, comprendre que votre valeur ne dépend pas uniquement de votre travail et que votre richesse intérieure doit être entretenue.

La redéfinition de vos valeurs, de vos priorités, de ce qui fait sens pour vous doit être le socle d’un équilibre durable dans votre nouvelle vie. Cette étape doit vous permettre de trouver votre rythme de vie idéal, une combinaison d’activités qui ne néglige aucun des éléments qui vous apportent au quotidien sérénité et joie de vivre.

Le travail doit retrouver une place adaptée à vos besoins et à vos limites et cela peut se matérialiser par une reconversion professionnelle ou l’adaptation de votre poste à votre retour dans l’entreprise.  Les autres champs de votre vie doivent être également réinvestis pour créer des espaces de protection et de liberté et vous permettre de rompre avec la seule dimension professionnelle.

J’espère que ces éléments pourront vous guider vers une vie pleine de sens, l’intégration de nouvelles habitudes et où toutes les dimensions de votre personnalité pourront s’exprimer pleinement afin de vous garantir un équilibre de vie durable.

Les experts du Grand Bain sont à votre écoute pour vous aider à progresser dans votre réflexion et à identifier en profondeur vos besoins professionnels, votre vision de vous-même et à mettre en place l’équilibre que vous souhaitez entre vie professionnelle et vie personnelle.

A votre écoute,

Sophie
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burn out

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Faut-il repenser l'école ?

repenser l'ecole

 

Etant enfant, j'ai appris à faire ce que l'on me demandait à l'école sans poser de question. J'apprenais consciencieusement mes leçons en faisant de mon mieux pour obtenir de bonnes notes. Je ne comprenais pas toujours ce que j'apprenais, mais le "par coeur" m'aidait tant bien que mal à réussir d'une année sur l'autre.
Je peux affirmer aujourd'hui qu'à l'époque, je n'avais aucun discernement. Qui plus est, je ne me rappelle pas qu'au collège, on nous ait demandé de nous exprimer à titre personnel sur tel ou tel sujet dans la matière enseignée.

30 ans plus tard, ma vision est toute autre. Mes enfants de 10 et 13 ans ont leur lot de devoirs et de stress à la veille de chaque contrôle. Mais finalement, le détail de ce qu'ils apprennent est-il si important ? C'est très bien qu'ils sachent ce qui s'est passé en 1782 ou la définition d'une division Euclidienne, mais 
s'ils se plantent au contrôle ou qu'ils oublient 2 jours après ce même contrôle de quoi il s'agit, cela remettra-t-il en cause leur chance d'être épanouis professionnellement une fois adultes ?

Attention, je ne remets pas en cause d'importance de l'école. Un niveau minimum est indispensable pour ceux qui souhaiteront faire des études supérieures, et bien sûr, la culture générale est primordiale pour tous. Je ne conteste pas non plus les notes, il en faut pour savoir comment on se situe. En revanche, je conteste ce que l'on fait de cette note. Un élève qui se plante est-il "nul" pour autant ? Est-ce la matière qui ne lui plaît pas, ses capacités qui ne lui permettent pas de comprendre, sa confiance en lui qui l'empêche de "réussir" , ou des soucis familiaux qui le bloquent ?

L'un de mes clients Grand Bain m'expliquait récemment à quel point l'école l'avait ennuyé petit (et mis en difficulté, étant dyslexique) alors qu'une fois lancé dans des études supérieures artistiques, en parfaite adéquation avec sa personnalité et ses aptitudes, il avait fini par obtenir les meilleures notes de sa classe...

Il me semble qu'il serait judicieux de repenser les programmes et la façon d'aborder l'école de manière globale, aussi bien du point de vue de l'élève que de l'enseignant.

Et notamment :

  • Accorder une place plus forte à la découverte du potentiel de chaque élève : quelle est sa personnalité ? Quelles sont ses aptitudes, ses moteurs ? A-t-il confiance en lui, ou faudra-t-il l'aider à gagner en confiance au sein de la classe ?
  • Favoriser la proximité entre les enseignants et les élèves : en finir avec cette distance, cette forme de "jugement" permanent. L'école ne pourrait-elle pas devenir un lieu d'apprentissage plus détendu, moins pesant, plus interactif ? Les profs pourraient-ils devenir des mentors, des gens qu'on a envie de suivre parce qu'ils donnent le goût d'une matière à leurs élèves en sortant d'un discours purement didactique ?
  • Inciter à la prise de risque et à l'affirmation de soi : non pas en accordant un point à l'élève qui lève le doigt pour s'exprimer (ce qui se pratique régulièrement aujourd'hui), mais en faisant passer le message que son avis compte et que s'il se trompe en répondant à une question, ce n'est pas grave. Il aura eu le mérite d'essayer. 

Je prône souvent le modèle anglo-saxon, qui favorise la prise de parole en public et la prise de risque dès le plus jeune âge. Les patrons américains vont même bien plus loin : ils recruteront plus volontiers un candidat qui a tenté de créer son entreprise et qui s'est planté une ou deux fois, qu'un candidat à qui tout a réussi et qui n'a jamais eu l'occasion de se remettre en cause ni d'apprendre de ses erreurs.

Je vous ai également parlé récemment, dans l'article consacré au Benchmark, des bonnes pratiques d'Air France à ce sujet. La mise en place d’un système « non punitif » a amélioré la sécurité des vols. L’aviation reconnaît que l’erreur est humaine. Et incite à parler pour trouver rapidement des solutions (en plein vol) ou des propositions d’améliorations (après coup). 

Chez nous, quelqu'un qui se trompe sera surtout montré du doigt et les enfants n'hésiteront pas à se moquer de lui...

  • Il faudrait également, je pense, introduire des activités physiques de façon plus vaste à l'école. Mais pas en obligeant tous les élèves d'une même classe à pratiquer ensemble une même activité imposée chaque semaine. Je pense là encore qu'il faut tenir compte des individualités et des goûts de chacun, faire des propositions à la carte : sport collectif, sport individuel, activité dynamique ou plus calme... L'essentiel, à travers le sport, est d'apporter une sérénité mentale, une autre forme de confiance en soi et en son corps, d'évacuer les tensions. C'est également une hygiène de vie qui doit s'inscrire dans la durée : il est prouvé que les gens qui font du sport tombent moins souvent malades et sont moins sujets aux dépressions. 
  • Enfin, je pense que l'école doit être un lieu dans lequel chaque élève commence à se projeter dans un avenir professionnel à la hauteur de ses goûts et de ses aspirations. S'il ne sait pas pourquoi il est là, ni pourquoi il doit apprendre telle ou telle matière, l'élève n'y trouvera peut-être aucun sens et certains auront tendance à décrocher.

Pour cela, l'idéal serait d'intégrer quelques heures de cours dédiées à l'orientation scolaire et professionnelle. Mais pas avec un conseiller d'orientation qui n'a pas de prise directe avec la réalité économique locale ou le marché de l'emploi. Il faudrait à mon sens faire intervenir des cabinets spécialisés qui pratiquent à la fois le recrutement et le conseil en orientation. 

Un élève qui sait où il va et pourquoi il y va, sera forcément plus motivé pour atteindre certains objectifs intermédiaires (comme le baccalauréat).

Et cela permettra de faire de la France un pays composé d'individus responsables, confiants, à la bonne place, capables de se prendre en charge pour atteindre le bonheur et l'épanouissement.

Pour tout vous dire, j'ai été inspirée pour écrire ce post après avoir découvert un très joli texte sur les réseaux sociaux, que je vous livre ci-dessous.

Bonne lecture,

Sophie

 

Le Directeur d'une école à Singapour a envoyé cette lettre aux parents d'élèves avant leurs examens :

Le Directeur dune école à Singapour a envoye cette lettre aux parents deleves avant leurs examens

" Chers parents,
Les examens de vos enfants vont bientôt débuter. 
Je sais que vous êtes tous inquiets que vos enfants réussissent, mais je vous en prie, rappelez-vous : parmi tous les élèves assis ce jour là, se trouve un artiste qui n'a pas vraiment besoin de comprendre les maths. Il y a un futur entrepreneur qui n'a pas besoin de se souvenir de toutes ces dates d'histoire et des grands noms de la littérature anglaise. Il y a un musicien, dont les notes de chimie n'auront pas un grand impact dans sa vie. Il y a un athlète, qui devrait se concentrer sur sa forme physique plutôt que sur la physique en général.
Si votre enfant obtient de bonnes notes, c'est super ! Mais si ce n'est pas le cas de votre fils ou de votre fille, s'il vous plait, ne les blâmez pas ! Dites-leur que ce n'est pas la fin du monde, ce n'est qu'un examen ! 
Ils accompliront des choses bien plus importantes au cour de leur vie. Aimez-les tels qu'ils sont, et ne les jugez pas !
Maintenant, regardez vos enfants conquérir le monde ! Une mauvaise note ou un examen non validé ne fait en rien baisser leur talent. Souvenez-vous, les grands ingénieurs et les médecins ne sont pas les seules personnes heureuses de ce monde."

repenser l'école

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Talents : la nécessité de fidéliser

fideliser retenir les talents

Dans un contexte de raréfaction des talents, réussir à attirer de nouvelles compétences est une mission de plus en plus difficile. Elle le sera d’autant plus à l’avenir avec un taux de chômage qui connaît une nette décrue pour atteindre son plus bas niveau historique depuis 2009 : au dernier trimestre 2018, le taux de chômage a atteint 8.5% (Source INSEE).

Si recruter en externe peut s’avérer indispensable, l’entreprise doit prendre du recul et intégrer dans sa réflexion globale les coûts de recrutement, le temps d’adaptation de la nouvelle recrue aux spécificités du métier de l’entreprise et à la culture de l’entreprise. Si la greffe ne prend pas, il faudra renouveler investissement financier, efforts humains et s’armer de patience pour obtenir les résultats attendus par le nouveau recrutement.

Cette nouvelle donne doit amener les entreprises à se poser la question de compléter leur politique de recrutement par la mise en place d’une politique de fidélisation des talents pour à la fois valoriser leurs talents internes et réduire leur dépendance à un marché du recrutement qui devient de plus en plus concurrentiel.

Dans le cadre de la mise en place d’une politique de fidélisation, les bénéfices que peut espérer l’entreprise sont notamment :

  • La capacité à conserver les meilleurs profils (pépites et hommes / femmes « clés »)
  • Le maintien et le développement de la motivation des salariés
  • L’instauration d’un climat de confiance dans l’entreprise
  • L’accroissement de son attractivité en interne et à terme en externe
  • La réduction des coûts de recrutement et les pertes de chiffre d’affaires associées aux délais de recrutement

Avec ces éléments à l’esprit, chaque entreprise devrait pouvoir s’interroger sur ses pratiques managériales et se questionner sur la mise en place d’une politique proactive de gestion de ses talents.

Pour traiter cette question, plusieurs aspects peuvent être étudiés, je vous propose de les passer en revue, ci-dessous :

Dès le recrutement

La nécessité de trouver rapidement les bonnes compétences ne doit pas amener à faire l’impasse entre l’adéquation du discours du recruteur et la réalité de la mission que devra exercer le futur salarié. Il est important que la promesse faite au candidat soit tenue, sous peine de le/la voir quitter l’entreprise sur une déception. Cet alignement permet de sceller solidement la première pierre de la relation de travail et de s’assurer qu’aucune distorsion ne viendra rompre prématurément le contrat entre l’entreprise et le salarié et ceci, sans oublier l’impact négatif sur le moral des membres restants de l’équipe qui voient partir une personne à potentiel.

Réinventer l’organisation de son entreprise

De nos jours, les générations Y ou Z, ne perçoivent plus la relation au travail de la même façon que les générations précédentes. L’entreprise doit en tenir compte pour proposer des modèles d’organisations adaptés à leurs attentes et qui permettront aux salariés de libérer tout leur potentiel, à la fois pour leur bien-être au travail mais également pour le bénéfice final de l’entreprise. Ces nouveaux formats de travail peuvent intégrer le télétravail, des espaces de coworking internes permettant de libérer le potentiel d’innovation et de collaboration des équipes. L’entreprise et son modèle traditionnel d’organisation sont désormais en concurrence avec les modèles souples des start-ups ou l’entrepreneuriat. La qualité de vie au travail devient un avantage concurrentiel dans l’attraction et la rétention des talents.

Connaître et reconnaître les talents internes

Pour retenir ses talents, il faut d’abord pouvoir les identifier, mais si cela se fait généralement avec une démarche de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), rares sont les GPEC qui dépassent la simple cartographie des métiers et des compétences. Pourtant, le fait d’intégrer une vision à 360° des talents, et notamment la dimension humaine, permet à l’entreprise de faire la différence, en s’attachant à la motivation de chacun pour son travail et ses aspirations professionnelles dans le futur.

La vision à 360° des talents est donc un bon début, mais la démarche doit pouvoir se concrétiser par des actes de management concrets démontrant que l’entreprise est évolutive et apprenante :

  • Mise en place de parcours individualisés
  • Reconnaissance publique des réalisations individuelles ou du travail d’équipe
  • Organisation de la remontée des avis et attentes des salariés
  • L’offre d’opportunités d’apprendre, de challenger, de former,

Tous ces éléments doivent contribuer à identifier et valoriser les talents et leur donner l’envie de venir travailler chaque jour.

Les éléments de motivation

Le salaire et les éléments de rémunération ne peuvent pas être occultés dans la rétention des talents. Ils ont avant tout un rôle défensif. Une rémunération trop faible conduira effectivement vos talents à vous quitter, et à contrario, une rémunération adaptée au marché va contribuer à les retenir. Mais cela n’est pas suffisant…

L’entreprise doit offrir à ses salariés des opportunités de progression et des défis professionnels pour susciter l’engagement.

Ces opportunités peuvent s’incarner dans la promotion et la mobilité interne. Elles représentent des perspectives de carrières motivantes pour tous les salariés. Le fait d’intégrer ces processus dans votre politique de rétention des talents permettra à chacun de pouvoir se projeter dans un avenir professionnel ouvert.

L’intrapreneuriat constitue également une formidable occasion de libérer la puissance créative des salariés. S’il n’est pas toujours possible d’évoluer hiérarchiquement dans une entreprise, certains salariés ne manquent pas d’énergie pour être créatifs et faire émerger de nouveaux projets pour le bénéfice de l’entreprise. Bien accompagnée, cette démarche peut être un formidable levier de performance pour l’entreprise qui reconnaît et donne sa place au potentiel d’innovation de ses salariés.

Le Grand Bain peut vous accompagner dans la mise en place d’un processus de mobilité interne, d’intrapreneuriat ou de mobilité externe. Au travers de nos programmes d’accompagnement, nous pouvons vous aider à trouver la solution la plus adaptée pour donner du sens à votre démarche de fidélisation des talents.

Vous souhaitez en savoir plus ? N’hésitez pas à nous contacter au 04 93 96 92 40.

Sophie Palacios

 

Pour aller plus loin

Intrapreneuriat

 

mobilite interne

mobilité externe

fidélisation des talents

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Voici un magnifique exemple de Benchmark

Il y a plusieurs années, j’ai bénéficié d’une formation au Benchmarking qui m’a beaucoup déçue. Le formateur était creux, tout le groupe s’ennuyait, j’ai vraiment eu l’impression de perdre deux précieuses journées de travail. 

Pourtant, j’ai retenu une chose (et j’ai appris plus tard que c’était le principe même d’une formation : réussir à faire passer UNE idée) : "benchmarker, c’est aller chercher ce qui se fait dans des secteurs d’activité ou dans des métiers très éloignés du nôtre, afin d’en tirer des idées transposables ».

Avant, je considérais que Benchmarker voulait dire : aller voir ce que faisaient les concurrents et envisager d’appliquer les mêmes bonnes pratiques. Pas très ambitieux et pas très fair play, me direz-vous ...

J’ai le plaisir de vous présenter aujourd’hui un très bel exemple de transposition de « best practices ».

Mon frère, commandant de bord chez Air France, vient d’être interviewé par un journaliste dans le cadre d’une émission intitulée « Face à face entre un pilote et un chirurgien »  proposant de comparer 2 métiers à travers 2 témoignages. Olivier (mon frère) s’est donc retrouvé face à un chirurgien thoracique.

Retrouvez la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=FwVUcp5mTUM

On y apprend que la chirurgie a eu l’intelligence et l’audace de s’inspirer de la culture et des règles émanants de l’aéronautique, pour faire évoluer ses pratiques dans différents domaines : 

  • la performance associée à la sécurité, à travers la prise en compte des facteurs humains et la standardisation de certaines actions
  • les anesthésistes et les chirurgiens se forment désormais via des simulateurs, afin de se préparer aux bons gestes en situation de stress
  • le pilotage : la chirurgie est de plus en plus robotisée, les chirurgiens travaillent de plus en plus souvent dans des laboratoires assimilables à un cockpit (à la nuance près que leur intervention reste manuelle, mais se pratique à distance)
  • ils préparent des check list pré-opératoires qui s’inspirent du briefing aéronautique
  • les chirurgiens commencent à être évalués et accrédités de la même façon que les pilotes 

Auriez-vous imaginé de telles similitudes entre ces deux mondes ?

Moi, non. 

Dernier point concernant les bonnes pratiques aéronautiques : la mise en place d’un système « non punitif » a amélioré la sécurité des vols. L’aviation reconnait que l’erreur est humaine. Et incite à parler pour trouver rapidement des solutions (en plein vol) ou des propositions d’améliorations (après coup). Génial, non ?

J’aurais l’occasion de revenir sur ce sujet dans un prochain billet de blog car ce thème m’inspire tout particulièrement.

Nous incitons fortement nos clients Grand Bain, dans le cadre des parcours « Intrapreneuriat » (incubateurs de projets au sein de l’entreprise) et «Je Change ma vie » (pour les clients qui envisagent de créer leur entreprise) à faire un vaste Benchmark autour de leurs idées de base. Nos ateliers sont orientés vers l’ouverture, la capacité à sortir du cadre, à procéder par association d’idées. S’ils réussissent à identifier le dénominateur commun entre leur besoin, et la problématique traitée par une entreprise éloignée de leur secteur d’activité, alors il sauront saisir l’innovation transposable dans leur domaine, en y intégrant leur propre spécificité.

C’est aussi grâce aux benchmark que le monde bouge et s’améliore, que des idées naissent, que des progrès voient le jour dans tous les domaines.

Le Benchmark, ce n’est pas un comportement déplacé, mais au contraire un puissant levier pour faire avancer le monde.

N’hésitez pas à sortir des sentiers battus, poussez l’exploration le plus loin possible, demandez-vous quel secteur d’activité a résolu la problématique que vous rencontrez. Passez du temps à comprendre ce qui a été mis en place, puis laissez vagabonder votre imagination.

A vous !

Bonne recherche,

Sophie 

 

Pour aller plus loin

Intrapreneuriat 

  

je change ma vie sophie

benchmark

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