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#EtAprès : comment rebondir dans votre vie et votre entreprise ?

#EtAprès: comment rebondir dans sa vie et son entreprise

La période inédite que nous sommes en train de traverser a généré en nous de multiples émotions et réactions auxquelles nous ne nous attendions pas.

Si la peur et l'incertitude demeurent, il est temps désormais de reprendre le pouvoir sur nos vies et sur notre avenir.

Bien sûr, le virus est toujours là et personne ne souhaite l'attraper. 

Bien sûr, en dehors de certains secteurs comme l'industrie pharmaceutique ou l'agro-alimentaire, les entreprises seront toutes, à plus ou moins grande échelle, impactées.

Personne ne peut prédire aujourd'hui de quelle façon et à quelle vitesse nous réussirons à vaincre la crise économique qui est en train de poindre.

Et je suis intimement convaincue que cela dépendra en partie de nos comportements et de nos convictions.

Nous avons le choix : rester dans la peur et attendre de voir ce que propose notre employeur ou le gouvernement, ou relever nos manches et nous poser les questions :
"A mon niveau, que puis-je faire pour : 

  • aborder avec agilité mon métier actuel, en ajustant certains curseurs pour retrouver une nouvelle clientèle ou une autre forme de rentabilité (certaines usines françaises ont modifié leurs chaines de production pour concevoir des gels hydroalcooliques, des masques, ou des vitres en plexiglas...)
  • réfléchir à des produits ou services innovants et adaptés à ce nouveau monde (un adolescent de 15 ans a conçu des visières avec son imprimante 3D...)
  • réduire mes dépenses, afin de préserver l'équilibre (avez-vous remarqué comme finalement, en restant à travailler chez nous, nous n'avons rien dépensé, sans forcément en souffrir ?)
  • imaginer une nouvelle façon de vivre et d'acheter : local, éthique, en faisant le choix de sélectionner nos fournisseurs en fonction de leurs valeurs."

Etre innovant ne veut pas dire chercher uniquement des produits ou des services qui viendront répondre aux problèmes engendrés par le coronavirus.
Car il est certain que la planète viendra à bout de cette pandémie un jour ou l'autre, et nous devrons alors passer à autre-chose (même si certains prédisent que d'autres virus apparaitront dans les prochaines décennies ! Ceci-dit, nous saurons mieux y faire face, puisque nous aurons déjà traversé ce type d'épisode).

A mes yeux, être innovant, c'est se dire : 

  • quel est mon coeur de métier ?
  • quelle est ma valeur ajoutée par rapport à mon métier ? (face à mes concurrents par exemple) 
  • mon entreprise (que je sois salarié ou patron) est-elle fortement impactée par le Covid19 ?
  • ma valeur-ajoutée pourrait-elle être transposée sur un service/produit complémentaire à ce que je fais aujourd'hui, qui viendrait répondre aux besoins des clients dans les prochains mois ? 
  • nos services/produits peuvent-ils être fournis avec un mode opératoire différent à l'avenir, afin de s'adapter aux possibilités des clients ?
  • serait-il intéressant de mutualiser certains frais fixes ou achats avec des confrères, afin de poursuivre sans mettre en péril l'équilibre financier 


Le soir du 12 Mars, alors qu'Emmanuel Macron prenait la parole devant des millions de français et que personne n'imaginait encore (surtout pas moi) les annonces qui allaient suivre, j'assistais, confortablement installée dans une cave niçoise, à une conférence plénière du CJD (Centre des Jeunes Dirigeants), un petit verre à la main (et oui, on ne se refait pas), captivée par l'expérience de nos orateurs : le couple dynamique et courageux que forment Noëlle et David Faure.

Ces derniers possédaient un restaurant gastronomique très réputé avec une cuisine particulièrement inventive (précurseur du moléculaire et de la cuisine à base d'insectes) depuis de nombreuses années lorsqu'ils ont fait l'objet d'une interdiction d'exercer il y a 4 ans, se retrouvant à la rue du jour au lendemain. Ce soir là, le thème de la conférence était "l'art de rebondir". Noëlle et David nous ont expliqué comment, après avoir passé la première phase de sidération et de colère, ils ont réussi à créer une nouvelle offre en proposant une cuisine évenementielle dans des sites éphémères de prestige. Franc succès à nouveau.

Mais le 16 Mars, une fois encore, tout s'est arrêté pour eux... Et forts de leur première expérience et de leurs certitudes que rien n'est jamais terminé, ils ont rebondi très vite. En adaptant leurs succulents petits plats pour les proposer à une clientèle de particuliers, magnifiquement dressés dans des barquettes individuelles, livrés avec masques et gants, les tarifs étant revus à la baisse de manière à toucher une clientèle plus large. Ils n'ont pas renoncé à leur valeurs ni à leur valeur-ajoutée : la présentation est raffinée et les mets goûteux et réalisés avec des matières premières de choix. Certes, ils gagnent moins à chaque vente et dorment peu (la production ayant lieu la nuit). Mais ils répondent à 2 nouveaux besoins : d'abord, il n'est plus possible de s'offrir de bons petits plats au restaurant, ensuite, nous sommes un peu lassés de cuisiner midi et soir depuis le début du confinement. Et ils peuvent se regarder dans la glace avec fierté : ils ne doivent leur réussite qu'à eux mêmes, à leur courage et à leur talent (honnêtement, j'ai goûté ces petits plats, c'est une tuerie !).

Et vous, qu'allez-vous faire demain ? 
Avez-vous une idée des conséquences du Covid sur votre entreprise ? 
Avez-vous envie de vous engager au côté de votre employeur pour rebondir, faire preuve d'agilité, d'innover ?
Que pourriez-vous faire à votre niveau ? 

La période est plus que jamais propice aux idées nouvelles. En chinois (quelle ironie), le mot CRISE est composé de deux caractères : l'un qui évoque le danger, l'autre qui signifie "opportunité / chance. En d'autres termes, une crise peut finalement représenter une opportunité pour une organisation. 

C'est le moment de prendre la parole, de proposer des choses, de faire preuve d'engagement et de réactivité.

Même (ou surtout) si vous avez eu l'impression que votre employeur n'avait pas le temps (ou l'envie) d'écouter les idées venant de l'opérationnel jusqu'à présent.

Tout va changer dès lundi.
Et vous pouvez être celui/celle qui fera la différence.
Faites-vous confiance, tentez votre chance, choisissez-bien les mots pour exposer vos idées et ... plongez !

A noter : si cette idée vous séduit mais que vous ne savez pas par quel bout la travailler, nos bilans de compétences modulaires et réalisables entièrement à distance permettent de construire avec vous des projets d'intrapreneuriat : après avoir défini vos talents et vos sources de motivation, nous vous accompagnons dans la définition de "l'idée", l'analyse de sa pertinence, la définition du business model et du business plan, ainsi que l'élaboration du pitch. Pour plus d'informations sur l'Intrapreneuriat  vous pouvez nous contacter au 04 93 96 92 40.

Bonne reprise à tous, prenez soin de vous,
A bientôt !
Sophie

  • Dernière mise à jour le .

Profitez de ce temps pour ... penser à votre avenir ?

Il aura suffi d'un invisible virus, arrivé en Europe en quelques semaines alors qu'on n'y croyait pas, pour vivre l'impensable, l'inimaginable, le surréel et des situations dramatiques.

Et pourtant, nous devons faire face.

Privés de liberté de mouvement en dehors de chez nous, sous peine de tomber malade et de contaminer nos proches.  
Privés, pour certains, de travail et donc, potentiellement (notamment les indépendants et les chefs d'entreprise) de salaire.

Cette période suscite différentes émotions :

  • la tristesse, pour ceux qui ont perdu un proche du coronavirus,
  • la peur, pour les personnes porteuses du virus et, par ricochet, pour tout leur entourage,
  • le surmenage, pour les parents qui doivent jongler au quotidien avec les devoirs des enfants, le télétravail, la gestion de la maison, dans un espace parfois exigu,  
  • et enfin, l'ennui, pour ceux qui se retrouvent au chômage technique et, après avoir fait le grand ménage de printemps, ne savent plus comment occuper leurs journées. 

C'est à cette dernière catégorie de personnes que je m'adresse.
Bien sûr, il est particulièrement difficile de se projeter sur son avenir lorsque tout semble si incertain : vais-je retrouver mon job ? Mon salaire ? Dans quel état sera l'économie à la fin du confinement ?
Mais ce nouvel espace temps peut aussi être considéré comme une opportunité. La course poursuite qui nous touche quasiment tous s'est interrompue, l'esprit peut enfin vagabonder librement, vous avez la possibilité de vous poser les vraies questions.

Nous sommes dans une configuration bien différente de celle que l'on connait au retour des congés d'été ou de Noël, lors des bonnes résolutions de la nouvelle année. Cette fois-ci, la question n'est pas uniquement "j'en ai marre de mon boulot, j'ai envie de changer de vie".
A mon sens, la question est plutôt "Est-ce que mon travail me manque durant cet arrêt forcé ? Mes collègues ? Ai-je envie de m'investir à 100% pour mon entreprise, lorsque je serai invité(e) à reprendre mon poste, à apporter ma touche personnelle et tout mon engagement à mon employeur, pour contribuer au redémarrage de l'activité ?"

Il est possible que ce virus permette à l'ensemble de la planète de repenser les modèles économiques. De limiter la mondialisation. De favoriser le local, de préserver un peu plus la planète. 
Quelles sont vos réflexions ? Comment voyez-vous l'évolution de votre pays, après ? De votre région ? Et celle de votre entreprise ?

Avez-vous déjà eu l'occasion de réfléchir à votre contribution au monde ? Quelles valeurs souhaitez-vous exprimer dans le cadre de votre travail ? Quels besoins souhaitez-vous satisfaire dans la société ? Est-ce que votre quotidien est déjà en phase avec ces valeurs ? Une variable d'ajustement doit-elle être imaginée ? Ou un changement total ?

Comment est-ce que cela pourrait se matérialiser concrètement ? Dans quel poste ? Avec quels moyens ? En quoi est-ce que cela vous rendrait fier(e) de vous ?

Prenez le temps de murir ces réflexions dans les prochaines semaines. Celles-ci aboutiront peut-être à un projet, une idée, un format utile à d'autres. 
Que ce soit au sein de votre entreprise ou en créant votre propre activité, creusez votre idée, imaginez comment vous pourriez la mettre en oeuvre. 

Si ces réflexions vous donnent envie d'aller plus loin en bénéficiant d'un accompagnement individuel avec votre CPF, n'hésitez pas à nous contacter. Nous sommes tous mobilisés pour poursuivre les bilans Grand Bain à distance, comme le prévoit notre plateforme (entretiens avec Skype ou Whatsapp vidéo).
Nos Bilans de compétences proposent un parcours modulaire vous permettant de vous appuyer sur vos qualités et talents pour élaborer un projet concret en phase avec vos souhaits d'évolution : que ce soit à travers l'intrapreneuriat, lorsque vous reprendrez votre poste au sein de votre entreprise, à travers une idée de mobilité interne, un projet de reconversion professionnelle, et pourquoi pas, la création de votre propre entreprise... 

En attendant, vous pouvez suivre notre programme offert "Prêt(e) pour le changement ?" pour initier la réflexion.

Prenez soin de vous, 
Restez chez vous,
A très bientôt, 
Sophie ( 06 84 10 90 30 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )

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Confidence factor : outil d’aide à la décision pour choisir son nouveau job

confidence factor : outil d'aide à la décision pour choisir son nouveau job

Que cela soit dans le cadre d’une mobilité interne ou d’une démarche de recherche d’emploi, vous pouvez être confronté(e) à un doute sur l’opportunité d’accepter ou de refuser un nouveau poste.

Si l’idée d’accepter un nouvel emploi peut être motivante et enthousiasmante à première vue, le contenu et le contexte entourant ce nouveau job doit être passé au crible afin d’évaluer le niveau d’adéquation entre vos priorités professionnelles et personnelles et les caractéristiques constituant ce travail.

La difficulté à se décider réside souvent dans le fait qu’un changement d’emploi entraîne la renonciation à un environnement auquel on s’était habitué. Il s’agit de sortir de sa zone de confort pour s’adapter à un nouveau contexte de travail.

Que vous ayez déjà postulé ou que vous vous interrogiez avant d’envoyer votre candidature, vous pouvez prendre le temps d’évaluer votre future décision en utilisant un outil d’aide à la décision : le confidence factor.

Confidence factor : de quoi parle-t-on ?

L’indice a été créé par Brett Nelson, un ancien rédacteur en chef du magazine Forbes, avec pour objectif de calculer un indice de « confiance » pour chaque poste envisagé par un candidat. Cet indice doit permettre d’obtenir, sur la base de critères que vous aurez définis, le niveau d’adéquation entre le poste et vos aspirations.

Pour réaliser cet indice de « confiance », Brett Nelson a sélectionné 10 critères qui sont généralement retenus par les salariés pour mesurer leur degré de satisfaction sur leur poste.

Chaque critère est pondéré par un coefficient qui permet de personnaliser l’importance attribuée à chacun.

Bien sûr, cet outil n’a pas de valeur scientifique et les résultats ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Cependant, il peut vous aider à faire le point et à prioriser les critères qui sont importants pour vous, jusqu’à obtenir un niveau de satisfaction important dans votre nouvel emploi.

Comment mesurer votre niveau d’adéquation à un poste ?

  1. Tout d’abord prenez connaissance des critères retenus par Brett Nelson. Bien sûr, vous pouvez en ajouter ou en retirer pour que la formule soit la plus proche de vos attentes et reflète au mieux vos propres critères.
  2. Pour chacun des critères retenus, attribuez un coefficient de pondération entre 0% et 100% que l’on convertira comme ceci : 10% = 0.1 / 25% = 0.25 / 75% = 0.75. Le total de vos coefficients de pondération pour l’ensemble de vos critères doit être égal à 1.
  3. Pour chaque critère vous attribuerez une note entre 0 et 100. 0 correspondant à une totale insatisfaction et 100 à une totale satisfaction. Ce nombre sera ensuite multiplié par le coefficient de pondération.

La somme de ces résultats vous donnera un score sur 100 de l’adéquation du poste à votre profil.

Vous trouverez ci-dessous la formule originale, telle qu’elle a été conçue par Brett Nelson.

Formule originale du Confidence Factor : Confidence Factor = 0,2 x (Niveau de salaire) + 0,15 x (Satisfaction espérée) + 0,15 x (Opportunités d’évolution) + 0,1 x (Équilibre entre vie privée et vie personnelle) + 0,1 x (Valeurs d’entreprise) + 0,1 x (Santé de l’entreprise ou du secteur) + 0,05 x (Environnement de travail) + 0,05 x (Travail en équipe) + 0,05 x (Diversité des missions) + 0,05 x (Activité B2C ou B2B).

Que recouvre les critères du Confidence Factor ?

Vous avez pu prendre connaissance de la formule originale de Brett Nelson, nous vous proposons maintenant de mieux comprendre ce que recouvre chacun des critères auxquels vous devrez donner une note entre 0 et 100 pour signifier votre niveau de satisfaction.

  1. Niveau de salaire : il s’agit de l’ensemble des rémunérations directes et indirectes (avantages sociaux) que vous procurera le poste envisagé.
  2. Satisfaction espérée : le travail proposé sera-t-il source d’épanouissement au quotidien, de mobilisation de votre créativité ou de vos compétences et aptitudes ?
  3. Opportunités d’évolution : Même si le travail n’est pas totalement satisfaisant en l’état, est-il possible d’évoluer à la fois dans la structure ou d’enrichir vos missions ?
  4. Equilibre entre vie personnelle et professionnelle : Les responsabilités liées à ce poste vous permettront-elles de réaliser d’autres objectifs ou vous laisseront-elles assez de temps pour votre famille et vos amis ?
  5. Valeurs d’entreprise : Les valeurs portées par l’entreprise ont-elles un sens pour vous ? sont-elles proches de vos propres valeurs ?
  6. Santé de l’entreprise et du secteur :  L’entreprise et le secteur d’activité sont-ils en expansion ? Vous sentez-vous prêt à vous investir ?
  7. Environnement de travail : Les conditions matérielles liées au travail sont-elles satisfaisantes pour vous (horaires, distance, locaux, ...)
  8. Travail en équipe : Le poste est-il très lié aux autres ou devez-vous travailler de façon autonome ?
  9. Diversité des missions : Serez-vous amené à endosser une diversité de rôles, de missions ou à rester sur un seul type d’actions ?
  10. Activité B2C ou B2B : Certaines personnes préféreront le contact d’une clientèle de particuliers et d’autres de relations commerciales avec des entreprises.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse...si vous préférez travailler seul plutôt qu’en équipe et que le poste implique de nombreuses interactions en équipe, vous pourrez donner une note basse au poste proposé.

Pour être plus clair et synthétique voici un exemple de tableau personnalisé que vous pouvez adapter à vos propres critères sous Excel. En créant plusieurs tableaux, vous pourrez comparer plus facilement les postes entre eux :

Critères

Coefficient

(La somme des coefficients doit être égale à 1)

Score attribué

(Note attribuée de 0 à 100)

Score pondéré

(Coefficient x Score attribué)

Niveau de salaire

0.15 (soit 15%)

70

10.5

Satisfaction espérée

0.15 (soit 15%)

80

12

Opportunités d’évolution

0.05 (soit 10%)

50

2.5

Equilibre entre vie personnelle et professionnelle

0.15 (soit 10%)

80

12

Valeurs d’entreprise 

0.2 (soit 20%)

90

18

Santé de l’entreprise et du secteur 

0.1 (soit 10%)

60

6

Environnement de travail 

0.1 (soit 10%)

80

8

Travail en équipe 

0.05 (soit 5%)

20

1

Diversité des missions 

0.05 (soit 5%)

50

2.5

TOTAL

1 (soit 100%)

 

72.5

Dans cet exemple, les valeurs d’entreprise, le salaire et la recherche de satisfaction dans la réalisation des missions sont les critères recherchés en priorité par la personne. Le score total de 72.5 / 100.

L’indice ainsi calculé pour chaque poste permettra de comparer les différentes propositions. Sans être parfait, l’outil doit pouvoir mettre en lumière vos motivations et éclairer votre choix.

Le confidence factor est un outil d’aide à la décision, et comme tous les outils il n’est pas parfait, mais il permet de prendre le temps de s’interroger sur ses aspirations et ses besoins.

Toute l'équipe du Grand Bain reste à votre écoute, n'hésitez pas à nous contacter.

José

Pour aller plus loin

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 Source : 

https://www.forbes.com/sites/brettnelson/2013/02/28/how-to-find-your-dream-job/

  • Dernière mise à jour le .

Pro-A : la reconversion professionnelle ou promotion par la formation en alternance

ProA reconversion profesionnelle

Changer de métier ou réaliser une reconversion professionnelle ne demande pas toujours de démissionner ou de procéder à une rupture du contrat de travail. Ce changement d’orientation professionnelle peut également s’inscrire dans le cadre d’une une évolution au sein de l’entreprise.

Le dispositif Pro-A a succédé à la période de professionnalisation avec l’entrée en vigueur de la loi Avenir Professionnel en janvier 2019. La nouvelle version du dispositif ambitionne d’offrir de nouvelles opportunités de formations aux salariés afin de :

  • Changer de métier et d’opérer une réorientation professionnelle
  • Bénéficier d’une promotion professionnelle ou sociale en obtenant une qualification reconnue

Les formations suivies en alternance avec l’occupation d’un emploi doivent aboutir à l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle (CQP), d’une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale de branche.  

Le dispositif Pro-A entend ainsi favoriser l’évolution professionnelle et maintenir les salariés dans l’emploi grâce à un parcours de formation individualisé.

Le Pro-A est également complété par un autre dispositif qui permet de se former pour changer de métier : le CPF de Transition.

Conditions pour bénéficier du dispositif Pro-A en tant que salarié :

Le dispositif Pro-A s’adresse aux salariés :

  • Bénéficiant d’un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) ou d’un CUI en CDI,
  • Sportifs ou entraîneurs professionnels, en contrat de travail à durée déterminée (CDD),
  • Les salariés en situation d’activité partielle

Pour bénéficier du dispositif les salariés doivent avoir atteint un niveau de qualification inférieur à la Licence (Niveau III).

A noter que ce dispositif s’inscrit de manière complémentaire aux côtés du compte personnel de formation (CPF) ou le plan de développement des compétences de l’entreprise.

Dispositif Pro-A : qui peut décider de l’appliquer ?

La Pro-A permet de mobiliser la formation professionnelle pour donner accès à une certification dans le but d’obtenir une qualification précise. C’est également un outil de Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences (GPEC) pour anticiper les mutations technologiques ou économiques.

La mobilisation de la Pro-A peut se faire à l’initiative du salarié ou de l’entreprise. La formation peut se dérouler pendant le temps de travail avec le maintien de la rémunération, en dehors du temps de travail sans rémunération, ou mixer les deux modalités.

L’accord écrit du salarié est nécessaire dès qu’une partie ou toute la formation se déroule hors du temps de travail.

La part du temps de formation hors temps de travail est définie par accord collectif, en l’absence d’accord elle est limitée à 30 heures par année.

Les frais liés à la formation (transports, hébergement) peuvent être pris en charge pour une partie ou en totalité par l’OPCO référent du secteur d’activité (Opérateur de compétences).

Pour le salarié qui souhaiterait mobiliser le dispositif dans son entreprise, le sujet peut être évoqué pendant l’entretien professionnel. Cet échange permettra de définir les motivations et les conditions de la réalisation d’une formation dans le cadre de Pro-A et devra être appuyé par une demande écrite par lettre recommandée avec avis de réception.

A noter que l’employeur peut refuser une demande de Pro-A si le pourcentage maximum de salariés absents en même temps est dépassé.

La réalisation d’une Pro-A hors temps de travail devra faire l’objet d’une demande auprès de l’opérateur de compétences (OPCO), qui a la charge du financement des formations dans le cadre de Pro-A.

Avant de se lancer dans la démarche, il peut être utile de réaliser un bilan de compétences pour faire le point sur ses intérêts professionnels et ses motivations. Cette démarche permet également de mettre en place un argumentaire pour étayer sa demande.

Les impacts sur le contrat de travail 

Si l’employeur et le salarié conviennent d’un accord pour engager une Pro-A, celui-ci devra être formalisé obligatoirement par un avenant au contrat de travail. L’avenant définira l’objet de la reconversion ou de la promotion par alternance et sa durée.

L’obtention de la certification ou qualification visée permettra au salarié de se reconvertir ou d’être promu.

L’avenant, qui doit suivre les règles applicables au contrat de professionnalisation sera déposé auprès de l’OPCO référent. Les mentions relatives à un remboursement par le salarié des sommes engagées en cas de rupture du contrat de travail sont nulles.

Pendant la formation, le salarié continue à bénéficier de sa protection sociale pour les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Les frais de formation ne peuvent être à la charge du salarié car le suivi d’une formation est assimilable à une mission d’ordre professionnel.

Les modalités pour suivre une formation dans le cadre du dispositif Pro-A 

Le dispositif Pro-A permet de concilier une activité professionnelle en lien avec une période de formation. Cette période de formation permettant de suivre des enseignements théoriques généraux, professionnels et technologiques. Les cours peuvent être assurés par un organisme de formation professionnelle ou par l’entreprise si celle-ci a mis en place un service de formation des salariés.  Des cours pratiques peuvent également permettre d’acquérir les savoir-faire associés aux qualifications recherchées par l’entreprise.

La Pro-A doit permettre au salarié d’obtenir un niveau de qualification supérieur ou identique à son niveau au moment où la demande est faite.

A son origine, la Pro-A permettait l’acquisition :

  • d’un diplôme ou titre à finalité professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)

  • d’un Certificat de qualification professionnelle (CQP)

  • d’une Qualification reconnue dans les classifications d'une convention collective nationale de branche

  • d’une Validation des acquis de l'expérience (VAE)

Depuis le 23 août 2019, date de l’entrée en vigueur d’une ordonnance relative à la Pro-A, celle-ci vise désormais l’acquisition d’une certification professionnelle figurant sur la liste définie par la branche professionnelle dans le cadre d’un accord collectif étendu. Il est donc préférable de vous rapprocher de l’OPCO de l’entreprise pour vérifier les certifications professionnelles éligibles. Si aucun accord de branche étendu n’existe il reste possible d’acquérir le socle de connaissances et de compétences professionnelles CléA qui comprend 7 grands domaines :

  1. La communication en français
  2. L’utilisation des règles de base de calcul et du raisonnement mathématique
  3. L’utilisation des techniques usuelles de l’information et de la communication numérique
  4. L’aptitude à travailler dans le cadre de règles définies d’un travail en équipe
  5. L’aptitude à travailler en autonomie et à réaliser un objectif individuel
  6. La capacité d’apprendre à apprendre tout au long de la vie
  7. La maîtrise des gestes et postures, et le respect des règles d’hygiène, de sécurité et environnementales élémentaires

Durée de la formation

L’action de formation Pro-A est d’une durée minimale comprise entre six et douze mois. Néanmoins cette durée peut être allongée en fonction de la typologie des publics et de la durée minimale de la formation visée.

La durée de la formation est comprise entre 15% et 25% de la durée complète de la Pro-A et ne peut être inférieure à 150 heures.

Accompagnement par un tuteur au sein de l’entreprise

Le salarié qui intègre le dispositif Pro-A bénéficie de l’accompagnement d’un tuteur choisi parmi l’un des salariés de l’entreprise et selon les modalités prévues pour le contrat de professionnalisation.  Le salarié devra être volontaire et justifier d’une expérience professionnelle d’au moins deux ans dans la qualification visée par la Pro-A.

Le tuteur doit :

  • Accueillir, aider, informer, et guider le salarié
  • Organiser l'activité du salarié dans l'entreprise et contribuer à l'acquisition des savoir-faire professionnels
  • Veiller au respect de l'emploi du temps du salarié
  • Participer à l'évaluation du suivi de la formation.

Vous l’aurez compris, la Pro-A est une opportunité d’engager un mouvement de reconversion professionnelle dans le cadre de votre entreprise ou en dehors. Cette possibilité de se former pour évoluer professionnellement s’ajoute à d’autres dispositifs.

Toute l’équipe du Grand Bain est à votre écoute, dans le cadre de nos bilans de compétences, pour envisager les différentes possibilités qui vous permettront de « passer à l’acte » et de réaliser vos souhaits d’accomplissement professionnel de la façon la plus sécurisée.

A bientôt,
José

 Sources :

Pour aller plus loin

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"Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d'y rester" (Proverbe Indien)

fais du bien a ton corps pour que ton ame ait envie d'y rester

Pour parvenir à atteindre un véritable épanouissement personnel et professionnel, il est bien sûr important de mener un travail cérébral d’introspection, d’investigation, de choix, puis de passage à l’acte. Mais la prise en compte de notre bien-être physique s’avère être un levier très puissant et parfois négligé par certains d’entre nous.
Car, même si elle ne semble pas toujours prioritaire, notre santé contribue fortement au cercle vertueux « corps / esprit ».

Aujourd’hui, je souhaite vous parler d’un sujet en particulier : notre comportement face à l’alimentation.
Et comme je ne suis pas une spécialiste du sujet, j’ai le plaisir d’interviewer Séverine OLIVIE-VECCHIE, Diététicienne nutritionniste à Monaco*.

  • Bonjour Séverine, merci d’accepter de nous livrer ta vision et tes astuces en matière de nutrition.
    Première question :
    Dirais-tu qu’il est facile de se nourrir de façon équilibrée de nos jours, malgré nos rythmes trépidants ? »

Bonjour Sophie, c’est avec le plus grand plaisir que je répondrai à tes questions.

Je pense que la difficulté n’est pas la même pour tout le monde. Il est évident qu’une personne qui observe déjà de bonnes habitudes de vie et qui aime cuisiner aura probablement plus de facilité. Mais il existe une solution adaptée à chacun. Il convient de bien évaluer la situation initiale pour connaître les besoins du sujet et mettre ensuite à disposition les bons outils et repères de consommation dans le respect de son rythme de vie et de ses préférences alimentaires.

Les bénéfices d’une bonne alimentation sur la santé physique et mentale valent bien la peine d’y consacrer un peu de temps. C’est moins compliqué qu’on ne l’imagine mais cela requiert une certaine organisation et une implication de la personne qui doit être l’acteur principal des changements pour une meilleure adhésion.

  • Penses-tu que les gens ont des idées préconçues en ce qui concerne ce que l’on appelle « une alimentation équilibrée » ? Est-ce que cela nécessite beaucoup d’efforts ?

En matière de nutrition, de nombreuses pratiques reposent sur des croyances et des phénomènes de mode sans fondement scientifique. Ainsi, sur la base d’informations glanées sur Internet, certaines personnes peuvent se soumettre à des régimes d’exclusion, croyant améliorer leur santé. Or, ces régimes particuliers, lorsqu’ils ne sont pas encadrés, peuvent exposer à un risque réel de carences nutritionnelles.

 Au-delà de la couverture des besoins nutritionnels individuels (âge, niveau d’activité physique, état physiologique, etc.), l’alimentation doit procurer plaisir, partage et convivialité. Une alimentation équilibrée et diversifiée prenant en considération le mode de vie et les préférences alimentaires individuelles ne devrait pas nécessiter beaucoup d’efforts. La plupart du temps, quelques réajustements suffisent.

  • Quelles sont les erreurs commises le plus couramment en matière d’alimentation ?

Parmi les erreurs les plus fréquentes, je citerais :

    • L’excès de sel, du fait d’une consommation importante de préparations industrielles.
    • Un défaut d’hydratation se caractérisant typiquement par une quantité insuffisante de boisson de nature inappropriée (excès de boissons sucrées notamment les sodas et les jus de fruits), souvent répartie de façon irrégulière au cours de la journée.
    • Un manque de fibres : pas ou peu d’aliments complets, absence de produits céréaliers, consommation insuffisante de fruits et légumes.
    • Un excès de protéines dont l’apport journalier se définit individuellement (en fonction de son poids de corps, de la pratique d’une activité physique, de sa situation physiologique, etc.).
    • Une faible densité nutritionnelle des repas, du fait de la monotonie des menus et du non respect des saisons (c’est-à-dire un faible apport en acides gras essentiels, vitamines, minéraux, etc. par rapport aux calories ingérées).
  • On dit souvent que pour bien se nourrir, il faut du temps et de l’argent. Qu’en penses-tu ?

Il faut du temps, c’est indéniable ! Mais c’est au profit d’une bonne qualité de vie pour le présent et les années à venir. Cependant, il existe des moyens pour faciliter le quotidien : commander par Internet, se faire livrer un panier de fruits et légumes par un producteur local sur son lieu de travail, stocker des légumes surgelés natures dans son congélateur, et bien d’autres astuces.

Quant au budget alimentaire, les préparations industrielles coutent souvent plus cher que les aliments bruts à cuisiner soi-même. Il convient de privilégier les produits locaux, de saison et diversifier les lieux d’approvisionnement pour bénéficier des meilleurs prix.

  • Peut-on parler de médication à partir des aliments courants ?

Les denrées alimentaires ne sont pas des médicaments. A ce titre, un produit alimentaire ne peut, en aucun cas, revendiquer d’effet thérapeutique.

Les compléments alimentaires sont définis comme « des denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés… » (Directive 2002/46/CE du Parlement européen transposée par le décret n°2006-352 du 20 mars 2006). Ceux-ci sont commercialisés sous forme de doses telles que des gélules, comprimés, sachets de poudre, ampoules, flacons munis de compte-gouttes, etc. Contrairement aux médicaments, ils ne font pas l’objet d’une d'autorisation de mise sur le marché avant leur commercialisation. Seul le fabriquant est tenu de respecter la législation en vigueur et à en assurer la conformité en matière de sécurité et d’information du consommateur.

  • Quels sont les principes de base en matière de nutrition du sport ?

Le sportif doit respecter l’équilibre alimentaire au quotidien. Selon le volume d’entraînement, il lui sera nécessaire d’ajuster ses apports à ses dépenses énergétiques. La nature de l’exercice (endurance ou force), sa durée et son intensité impliqueront des apports en glucides et en protéines différents, ainsi qu’une attention particulière en période de récupération. Pour ceux pratiquant des compétitions, l’alimentation doit être adaptée aux spécificités des épreuves et doit évoluer au cours de la saison sportive (on parle de « periodized nutrition »).

Une vigilance particulière est de mise pour les enfants sportifs qui s’entraînent plusieurs fois par semaine et pour lesquels il faut veiller à couvrir les besoins énergétiques liés à l’activité physique, en plus de celle liée à la croissance, tout en assurant les besoins spécifiques liés à l’âge (particulièrement le calcium, la vitamine D, le fer et les acides gras essentiels).

Les produits diététiques du sportif peuvent parfois être utiles (notamment en cas de déplacement,  de mauvaise disponibilité alimentaire ou au cours des épreuves de longue durée) à condition qu’ils soient judicieusement sélectionnés (composition, liste d’ingrédients) et que les conditions d’utilisation soient personnalisées. Mieux vaut privilégier les produits normalisés NF V94-001 garantissant l’absence de substances dopantes.  

  • Quelle est ta position sur les compléments alimentaires ? 

Il est important de rappeler que pour la plupart des individus en bonne santé, une alimentation variée et équilibrée permet de satisfaire les besoins nutritionnels (vitamine D mise à part). Le recours à des compléments alimentaires est rarement nécessaire.

Toutefois, certains comportements alimentaires peuvent exposer à des déficits d’apports (voire à des carences). A titre d’exemples : en l’absence de produits animaux, les végétaliens suppriment toute source alimentaire de vitamine B12 ; un régime exempt de produits de la mer ne permet pas d’assurer la couverture des besoins en DHA (acides gras semi-essentiel de la famille des omégas 3 à longue chaîne). Dans ce contexte, les compléments alimentaires peuvent présenter un intérêt.

A mon sens, la prise de compléments alimentaires ne doit pas se faire d’emblée. Il est important de toujours quantifier les apports en nutriments et effectuer des dosages préalablement. En cas de déficit ou de carence avéré, des mesures diététiques doivent systématiquement être proposées en première intention. Toute complémentation, si celle-ci se justifie, doit être strictement encadrée par un professionnel de santé qualifié.

  • As-tu constaté une amélioration du moral et de la confiance en soi chez les patients qui ont suivi tes programmes ?

Je cherche, dès la première consultation, à créer un climat de confiance et offrir une écoute attentive pour mieux identifier les besoins et les attentes de mes patients. Au fil des consultations, je leur donne les outils nécessaires pour qu’ils fassent émerger leurs propres solutions, gagnant ainsi en autonomie. Je fais en sorte que mes patients soient acteurs de leur prise en charge. C’est très valorisant.

  • Nous sommes, toi et moi, des habituées de l’Ennéagramme dans le cadre de notre travail. Cet outil de compréhension des modes de fonctionnement de chacun te permet-il d’adapter tes préconisations, selon que ton patient est un Perfectionniste, un Battant ou un Epicurien par exemple ?

Bien sûr, l’Ennéagramme est pour moi un outil puissant qui me permet de mieux appréhender le mode de fonctionnement de mon patient. Je peux ainsi adapter mon mode de communication en conséquence. Face à un Epicurien, je vais travailler sur l’aspect hédonique de l’alimentation, faire en sorte qu’il ne ressente ni frustration ni contrainte, alors que je donnerai des consignes très précises à un Perfectionniste pour l’accompagner dans sa recherche d’excellence.

  • Merci beaucoup Séverine, pour tes précieux conseils ! 


Nous espérons que cette interview vous aura donné quelques clés pour aborder votre alimentation différemment.
Vous l'aurez compris, il n'existe pas de "solution miracle" pour bien vous nourrir, mais au contraire des solutions personnalisées et adaptées à vos habitudes et besoins.
Il y a là un vrai parallèle avec nos bilans de compétences Grand Bain, qui, pour être efficaces, ne peuvent s'aborder que de manière individuelle et sur mesure.
Parce que nous sommes tous différents et uniques. C'est l'une des grandes richesses de la vie !

A bientôt,
Sophie 

* Pour plus d'information sur notre invitée, retrouvez Séverine Olivié-Vécchié sur https://www.monaco-nutrition.com/

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Reconversion professionnelle : préparer le moment idéal

préparer sa reconversion profesisonnelle

 

Si comme 9 français sur 10, l’idée de changer de vie ou de changer de métier vous a déjà traversé l’esprit, sachez qu’au final ce ne sont que 28% des français qui ont réellement plongé dans une nouvelle vie, selon une enquête réalisée par le groupe AEF pour Nouvelle vie pro.

Ces chiffres ne me surprennent pas et le faible taux de passage à l’acte s’explique selon moi par plusieurs raisons :

En premier lieu, nous n’avons pas toujours choisi pleinement notre orientation scolaire : celle-ci a parfois été déterminée par une envie de faire plaisir à nos parents, ou simplement par défaut, en raison d’un manque d’accompagnement dans la définition de nos motivations profondes.

Pour ma part, j’ai toujours été passionné par la communication : je créais des journaux et des radios au collège, puis un spectacle de fin d’année dans l’enseignement supérieur. Mais finalement, j’ai choisi une filière de gestion d’entreprise parce que cela semblait être un choix plus raisonnable pour mes parents et pour moi.

Ensuite, je me suis engagé naturellement dans une carrière dans les ressources humaines en lien avec mon cursus universitaire et j’ai fini par bâtir mon identité professionnelle sur ces bases. C’est un élément fort qu’il est difficile de redéfinir car les repères sont ancrés par la force de l’habitude et de l’investissement personnel.

“L’existence  précède l’essence” disait Jean-Paul Sartre. Autrement dit, l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et ensuite il se définit.

On pourrait penser qu’un changement de métier ou d’orientation professionnelle est plus difficile quand on s’est installé dans une certaine routine professionnelle. Mais pour certains, ce besoin devient vital et influe sur les priorités de vie. Les passions premières se réveillent alors et le désir de se réaligner aussi bien professionnellement que personnellement devient une nécessité.

Ce souhait de donner plus de cohérence et de sens à notre existence peut nous amener à réfléchir à une reconversion, et surtout à agir pour tester la faisabilité de notre projet avant de le concrétiser (ou pas).

Je suis passé par ces différentes phases pendant ma période de salariat, car mon souhait était bien de devenir entrepreneur dès la fin de mes études, un autre rêve que j’ai dû taire pendant longtemps.

Je pense ne pas avoir franchi le cap pendant de nombreuses années, par manque de confiance en mes capacités, ou peut-être aussi parce-que que je ne souhaitais pas m’investir davantage dans le secteur de la gestion d’entreprise en créant mon activité dans ce domaine. Si j’avais bien le désir de maîtriser mon avenir professionnel en devenant mon propre « patron », je n’agissais pas vraiment pour rendre plus concrète cette envie.

Ce n’est qu’après avoir connu des périodes professionnelles et personnelles difficiles que la nécessité d’agir est devenue plus prégnante. J’avais clairement le souhait de pouvoir me réaliser totalement en mobilisant mes compétences et mon goût pour la communication, le besoin d’occuper ma place dans le monde et de donner plus de sens à mon travail après avoir vécu plusieurs déceptions professionnelles.

Si aujourd’hui, je peux me réaliser dans mon travail de « communicant », le processus de transformation a duré plus de vingt ans entre l’envie de changement et sa réalisation concrète.

Voilà pourquoi, je ne suis pas surpris que seulement 28% des personnes concrétisent leur envie de changement.

Je pense que la reconversion professionnelle est un processus de réalignement entre ce qu’on est, ce que l’on sait faire et ce que l’on aime faire. Avec du recul, j’aurais pu accélérer ce processus en levant certains freins que je vais évoquer dans la suite de ce billet.

pret pour le changement

De l’idée à la construction d’un projet, jusqu’à sa concrétisation

Dans la vie on ne fait pas ce que l'on veut mais on est responsable de ce que l'on est. Jean-Paul Sartre

Cette citation de Jean-Paul Sartre résume assez bien la teneur de ce paragraphe. Effectivement, nous ne pouvons pas tout maîtriser mais nous avons la liberté d’agir, de décider, de faire ou de ne pas faire.

Dans la majorité des cas de reconversion professionnelle, le processus de transformation ou de réalignement obéit à plusieurs étapes :

  • L’émergence d’idées de reconversion et le tri sélectif de celles-ci
  • La transformation de l’idée en projet : c’est-à-dire la confrontation au réel des idées retenues
  • Et enfin la mise en œuvre du projet que l’on choisit et que l’on approfondit pour en faire un succès

L’émergence des idées de reconversion peut-être une phase enthousiasmante ou stressante...

 ...stressante si l’on sait que l’on désire un changement mais sans réellement savoir ce que l’on souhaite faire,

...enthousiasmante, car on se prête à rêver, à ouvrir tous les champs des possibles, à se projeter dans une nouvelle vie.

En ce qui me concerne, le fait de connaître le domaine que je souhaitais rejoindre m’a permis d’imaginer différentes pistes de reconversion. Cependant, beaucoup d’entre elles, une fois posées sur le papier, n’étaient pas réalistes sur le plan financier, ou relevaient de l’utopie si je prenais en compte toutes les contraintes à surmonter pour les réaliser.

Cela peut sembler décourageant mais ce brainstorming avec soi-même permet de verbaliser toutes ses envies, pour finalement faire émerger “l’idée” qui pourra se concrétiser en projet.

L’étape du projet est essentielle car elle demande de construire son idée, d’identifier les étapes du parcours à suivre pour arriver à son but.

Ces deux premières étapes essentielles sont des étapes préparatoires, elle ne constituent pas un changement de vie ou de métier, on est libre de prendre tout le temps nécessaire à la réflexion, à l’approfondissement de la connaissance de soi-même et des compétences que l’on a acquises et qui pourront s’avérer utiles pour la suite.

Dans mon cas, j’ai pu établir une liste de mouvements à réaliser pour atteindre mon objectif : j’ai suivi une formation en cours du soir, j’ai réalisé des mobilités internes qui m’ont permis de passer de la gestion d’entreprise, à la gestion de l’information, puis à la communication numérique et enfin, j’ai créé mon entreprise dans ce domaine.

La plus grande difficulté est celle du passage à l’acte, car si les deux premières étapes ne dépendent que de nous, la troisième comporte à la fois des freins psychologiques ou des freins liés à l’environnement externe, en raison notamment de la perception de notre démarche de reconversion par les autres.

Vous l’aurez compris, le premier acte à poser et qui n’est pas engageant, est de bien définir ce que l’on souhaite profondément avant d’initier tout changement.

Les freins à une reconversion professionnelle

Mon parcours de reconversion a été long, mais finalement adapté à ma situation personnelle et professionnelle.

Pendant la phase de préparation, j’ai traversé plusieurs zones de doute, en attendant de percevoir que toutes les conditions étaient réunies pour que je puisse accéder à ma reconversion.

Le fait d’identifier ses propres freins fait partie de la préparation à un changement de vie et cela permet d’être prêt à agir quand tous les feux passent au vert.

Le moment idéal de ma reconversion a été la conjonction de la levée de mes freins intérieurs et d’un contexte extérieur que j’ai patiemment rendu plus favorable.

Voici quelques-uns des freins qui ont ralenti mon passage à l’acte :

  • S’accorder le droit de faire quelque chose pour soi : j’ai été éduqué dans le respect de la parole donnée, d’un travail bien accompli, l’obligation d’être un bon élève. Alors, quand il a fallu « travailler pour moi », j’avais le sentiment de trahir mon entourage, d’être égoïste. Ce fut le premier frein à lever pour commencer à agir.
  • Trouver le temps de combiner une formation et son métier : convaincre son entourage de sa démarche pour qu’il comprenne que vous serez, pendant une période, moins disponible et qu’il sera impacté indirectement par votre décision.
  • Accepter de repartir à zéro : si vous ne réalisez pas votre reconversion professionnelle dans le cadre d’une mobilité interne ou par le biais d’un programme d’intrapreneuriat, vous pourrez avoir le sentiment d’abandonner une position durement acquise au fil des années. Ce changement de statut peut être un frein au changement, la situation future que l’on envisage doit alors présenter des bénéfices supérieurs à cette perte et combler pleinement le vide laissé par votre ancien statut social.
  • Le manque de confiance en soi : vais-je réussir ? ai-je les compétences ? toutes ces questions qui peuvent miner votre confiance en vous doivent être vécues comme des pistes de travail vers votre reconversion. Si vous vous interrogez sur un point précis, il faut alors bâtir un plan d’actions qui vous permettra de lever vos doutes et d’acquérir une confiance basée sur des points concrets : comme acquérir de l’expérience en vous joignant à un projet bénévole, en vous investissant dans un projet d’entreprise, en développant une nouvelle idée de service ou de produit, ou encore en développant votre réseau professionnel.

Chaque personne a ses propres freins. Pour les lever, il est nécessaire de bien les identifier et d’étudier toutes les possibilités pour agir sur soi-même et se dépasser.

Pour réussir son projet de reconversion professionnelle, il reste un point clef à traiter, c’est celui de la solidité économique :

Le fait de sortir d’une situation confortable financièrement est un véritable frein à la concrétisation de son projet. Même si l’énergie retrouvée vous motivera suffisamment dans les premiers mois, sur le long terme il faut que le projet puisse répondre à votre besoin de sécurité financière.

J’espère que le partage de mon expérience vous permettra d’avoir des pistes de réflexion sur la nécessité de réduire l’écart entre votre idée de reconversion et sa concrétisation et que vous pourrez vous préparer à plonger dans une nouvelle vie.

Toute l’équipe du Grand Bain est à votre écoute pour vous accompagner dans ce parcours ! N’hésitez pas à les contacter.

José

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