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Pro-A : la reconversion professionnelle ou promotion par la formation en alternance

ProA reconversion profesionnelle

Changer de métier ou réaliser une reconversion professionnelle ne demande pas toujours de démissionner ou de procéder à une rupture du contrat de travail. Ce changement d’orientation professionnelle peut également s’inscrire dans le cadre d’une une évolution au sein de l’entreprise.

Le dispositif Pro-A a succédé à la période de professionnalisation avec l’entrée en vigueur de la loi Avenir Professionnel en janvier 2019. La nouvelle version du dispositif ambitionne d’offrir de nouvelles opportunités de formations aux salariés afin de :

  • Changer de métier et d’opérer une réorientation professionnelle
  • Bénéficier d’une promotion professionnelle ou sociale en obtenant une qualification reconnue

Les formations suivies en alternance avec l’occupation d’un emploi doivent aboutir à l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle (CQP), d’une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale de branche.  

Le dispositif Pro-A entend ainsi favoriser l’évolution professionnelle et maintenir les salariés dans l’emploi grâce à un parcours de formation individualisé.

Le Pro-A est également complété par un autre dispositif qui permet de se former pour changer de métier : le CPF de Transition.

Conditions pour bénéficier du dispositif Pro-A en tant que salarié :

Le dispositif Pro-A s’adresse aux salariés :

  • Bénéficiant d’un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) ou d’un CUI en CDI,
  • Sportifs ou entraîneurs professionnels, en contrat de travail à durée déterminée (CDD),
  • Les salariés en situation d’activité partielle

Pour bénéficier du dispositif les salariés doivent avoir atteint un niveau de qualification inférieur à la Licence (Niveau III).

A noter que ce dispositif s’inscrit de manière complémentaire aux côtés du compte personnel de formation (CPF) ou le plan de développement des compétences de l’entreprise.

Dispositif Pro-A : qui peut décider de l’appliquer ?

La Pro-A permet de mobiliser la formation professionnelle pour donner accès à une certification dans le but d’obtenir une qualification précise. C’est également un outil de Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences (GPEC) pour anticiper les mutations technologiques ou économiques.

La mobilisation de la Pro-A peut se faire à l’initiative du salarié ou de l’entreprise. La formation peut se dérouler pendant le temps de travail avec le maintien de la rémunération, en dehors du temps de travail sans rémunération, ou mixer les deux modalités.

L’accord écrit du salarié est nécessaire dès qu’une partie ou toute la formation se déroule hors du temps de travail.

La part du temps de formation hors temps de travail est définie par accord collectif, en l’absence d’accord elle est limitée à 30 heures par année.

Les frais liés à la formation (transports, hébergement) peuvent être pris en charge pour une partie ou en totalité par l’OPCO référent du secteur d’activité (Opérateur de compétences).

Pour le salarié qui souhaiterait mobiliser le dispositif dans son entreprise, le sujet peut être évoqué pendant l’entretien professionnel. Cet échange permettra de définir les motivations et les conditions de la réalisation d’une formation dans le cadre de Pro-A et devra être appuyé par une demande écrite par lettre recommandée avec avis de réception.

A noter que l’employeur peut refuser une demande de Pro-A si le pourcentage maximum de salariés absents en même temps est dépassé.

La réalisation d’une Pro-A hors temps de travail devra faire l’objet d’une demande auprès de l’opérateur de compétences (OPCO), qui a la charge du financement des formations dans le cadre de Pro-A.

Avant de se lancer dans la démarche, il peut être utile de réaliser un bilan de compétences pour faire le point sur ses intérêts professionnels et ses motivations. Cette démarche permet également de mettre en place un argumentaire pour étayer sa demande.

Les impacts sur le contrat de travail 

Si l’employeur et le salarié conviennent d’un accord pour engager une Pro-A, celui-ci devra être formalisé obligatoirement par un avenant au contrat de travail. L’avenant définira l’objet de la reconversion ou de la promotion par alternance et sa durée.

L’obtention de la certification ou qualification visée permettra au salarié de se reconvertir ou d’être promu.

L’avenant, qui doit suivre les règles applicables au contrat de professionnalisation sera déposé auprès de l’OPCO référent. Les mentions relatives à un remboursement par le salarié des sommes engagées en cas de rupture du contrat de travail sont nulles.

Pendant la formation, le salarié continue à bénéficier de sa protection sociale pour les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Les frais de formation ne peuvent être à la charge du salarié car le suivi d’une formation est assimilable à une mission d’ordre professionnel.

Les modalités pour suivre une formation dans le cadre du dispositif Pro-A 

Le dispositif Pro-A permet de concilier une activité professionnelle en lien avec une période de formation. Cette période de formation permettant de suivre des enseignements théoriques généraux, professionnels et technologiques. Les cours peuvent être assurés par un organisme de formation professionnelle ou par l’entreprise si celle-ci a mis en place un service de formation des salariés.  Des cours pratiques peuvent également permettre d’acquérir les savoir-faire associés aux qualifications recherchées par l’entreprise.

La Pro-A doit permettre au salarié d’obtenir un niveau de qualification supérieur ou identique à son niveau au moment où la demande est faite.

A son origine, la Pro-A permettait l’acquisition :

  • d’un diplôme ou titre à finalité professionnelle enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)

  • d’un Certificat de qualification professionnelle (CQP)

  • d’une Qualification reconnue dans les classifications d'une convention collective nationale de branche

  • d’une Validation des acquis de l'expérience (VAE)

Depuis le 23 août 2019, date de l’entrée en vigueur d’une ordonnance relative à la Pro-A, celle-ci vise désormais l’acquisition d’une certification professionnelle figurant sur la liste définie par la branche professionnelle dans le cadre d’un accord collectif étendu. Il est donc préférable de vous rapprocher de l’OPCO de l’entreprise pour vérifier les certifications professionnelles éligibles. Si aucun accord de branche étendu n’existe il reste possible d’acquérir le socle de connaissances et de compétences professionnelles CléA qui comprend 7 grands domaines :

  1. La communication en français
  2. L’utilisation des règles de base de calcul et du raisonnement mathématique
  3. L’utilisation des techniques usuelles de l’information et de la communication numérique
  4. L’aptitude à travailler dans le cadre de règles définies d’un travail en équipe
  5. L’aptitude à travailler en autonomie et à réaliser un objectif individuel
  6. La capacité d’apprendre à apprendre tout au long de la vie
  7. La maîtrise des gestes et postures, et le respect des règles d’hygiène, de sécurité et environnementales élémentaires

Durée de la formation

L’action de formation Pro-A est d’une durée minimale comprise entre six et douze mois. Néanmoins cette durée peut être allongée en fonction de la typologie des publics et de la durée minimale de la formation visée.

La durée de la formation est comprise entre 15% et 25% de la durée complète de la Pro-A et ne peut être inférieure à 150 heures.

Accompagnement par un tuteur au sein de l’entreprise

Le salarié qui intègre le dispositif Pro-A bénéficie de l’accompagnement d’un tuteur choisi parmi l’un des salariés de l’entreprise et selon les modalités prévues pour le contrat de professionnalisation.  Le salarié devra être volontaire et justifier d’une expérience professionnelle d’au moins deux ans dans la qualification visée par la Pro-A.

Le tuteur doit :

  • Accueillir, aider, informer, et guider le salarié
  • Organiser l'activité du salarié dans l'entreprise et contribuer à l'acquisition des savoir-faire professionnels
  • Veiller au respect de l'emploi du temps du salarié
  • Participer à l'évaluation du suivi de la formation.

Vous l’aurez compris, la Pro-A est une opportunité d’engager un mouvement de reconversion professionnelle dans le cadre de votre entreprise ou en dehors. Cette possibilité de se former pour évoluer professionnellement s’ajoute à d’autres dispositifs.

Toute l’équipe du Grand Bain est à votre écoute, dans le cadre de nos bilans de compétences, pour envisager les différentes possibilités qui vous permettront de « passer à l’acte » et de réaliser vos souhaits d’accomplissement professionnel de la façon la plus sécurisée.

A bientôt,
José

 Sources :

Pour aller plus loin

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"Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d'y rester" (Proverbe Indien)

fais du bien a ton corps pour que ton ame ait envie d'y rester

Pour parvenir à atteindre un véritable épanouissement personnel et professionnel, il est bien sûr important de mener un travail cérébral d’introspection, d’investigation, de choix, puis de passage à l’acte. Mais la prise en compte de notre bien-être physique s’avère être un levier très puissant et parfois négligé par certains d’entre nous.
Car, même si elle ne semble pas toujours prioritaire, notre santé contribue fortement au cercle vertueux « corps / esprit ».

Aujourd’hui, je souhaite vous parler d’un sujet en particulier : notre comportement face à l’alimentation.
Et comme je ne suis pas une spécialiste du sujet, j’ai le plaisir d’interviewer Séverine OLIVIE-VECCHIE, Diététicienne nutritionniste à Monaco*.

  • Bonjour Séverine, merci d’accepter de nous livrer ta vision et tes astuces en matière de nutrition.
    Première question :
    Dirais-tu qu’il est facile de se nourrir de façon équilibrée de nos jours, malgré nos rythmes trépidants ? »

Bonjour Sophie, c’est avec le plus grand plaisir que je répondrai à tes questions.

Je pense que la difficulté n’est pas la même pour tout le monde. Il est évident qu’une personne qui observe déjà de bonnes habitudes de vie et qui aime cuisiner aura probablement plus de facilité. Mais il existe une solution adaptée à chacun. Il convient de bien évaluer la situation initiale pour connaître les besoins du sujet et mettre ensuite à disposition les bons outils et repères de consommation dans le respect de son rythme de vie et de ses préférences alimentaires.

Les bénéfices d’une bonne alimentation sur la santé physique et mentale valent bien la peine d’y consacrer un peu de temps. C’est moins compliqué qu’on ne l’imagine mais cela requiert une certaine organisation et une implication de la personne qui doit être l’acteur principal des changements pour une meilleure adhésion.

  • Penses-tu que les gens ont des idées préconçues en ce qui concerne ce que l’on appelle « une alimentation équilibrée » ? Est-ce que cela nécessite beaucoup d’efforts ?

En matière de nutrition, de nombreuses pratiques reposent sur des croyances et des phénomènes de mode sans fondement scientifique. Ainsi, sur la base d’informations glanées sur Internet, certaines personnes peuvent se soumettre à des régimes d’exclusion, croyant améliorer leur santé. Or, ces régimes particuliers, lorsqu’ils ne sont pas encadrés, peuvent exposer à un risque réel de carences nutritionnelles.

 Au-delà de la couverture des besoins nutritionnels individuels (âge, niveau d’activité physique, état physiologique, etc.), l’alimentation doit procurer plaisir, partage et convivialité. Une alimentation équilibrée et diversifiée prenant en considération le mode de vie et les préférences alimentaires individuelles ne devrait pas nécessiter beaucoup d’efforts. La plupart du temps, quelques réajustements suffisent.

  • Quelles sont les erreurs commises le plus couramment en matière d’alimentation ?

Parmi les erreurs les plus fréquentes, je citerais :

    • L’excès de sel, du fait d’une consommation importante de préparations industrielles.
    • Un défaut d’hydratation se caractérisant typiquement par une quantité insuffisante de boisson de nature inappropriée (excès de boissons sucrées notamment les sodas et les jus de fruits), souvent répartie de façon irrégulière au cours de la journée.
    • Un manque de fibres : pas ou peu d’aliments complets, absence de produits céréaliers, consommation insuffisante de fruits et légumes.
    • Un excès de protéines dont l’apport journalier se définit individuellement (en fonction de son poids de corps, de la pratique d’une activité physique, de sa situation physiologique, etc.).
    • Une faible densité nutritionnelle des repas, du fait de la monotonie des menus et du non respect des saisons (c’est-à-dire un faible apport en acides gras essentiels, vitamines, minéraux, etc. par rapport aux calories ingérées).
  • On dit souvent que pour bien se nourrir, il faut du temps et de l’argent. Qu’en penses-tu ?

Il faut du temps, c’est indéniable ! Mais c’est au profit d’une bonne qualité de vie pour le présent et les années à venir. Cependant, il existe des moyens pour faciliter le quotidien : commander par Internet, se faire livrer un panier de fruits et légumes par un producteur local sur son lieu de travail, stocker des légumes surgelés natures dans son congélateur, et bien d’autres astuces.

Quant au budget alimentaire, les préparations industrielles coutent souvent plus cher que les aliments bruts à cuisiner soi-même. Il convient de privilégier les produits locaux, de saison et diversifier les lieux d’approvisionnement pour bénéficier des meilleurs prix.

  • Peut-on parler de médication à partir des aliments courants ?

Les denrées alimentaires ne sont pas des médicaments. A ce titre, un produit alimentaire ne peut, en aucun cas, revendiquer d’effet thérapeutique.

Les compléments alimentaires sont définis comme « des denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés… » (Directive 2002/46/CE du Parlement européen transposée par le décret n°2006-352 du 20 mars 2006). Ceux-ci sont commercialisés sous forme de doses telles que des gélules, comprimés, sachets de poudre, ampoules, flacons munis de compte-gouttes, etc. Contrairement aux médicaments, ils ne font pas l’objet d’une d'autorisation de mise sur le marché avant leur commercialisation. Seul le fabriquant est tenu de respecter la législation en vigueur et à en assurer la conformité en matière de sécurité et d’information du consommateur.

  • Quels sont les principes de base en matière de nutrition du sport ?

Le sportif doit respecter l’équilibre alimentaire au quotidien. Selon le volume d’entraînement, il lui sera nécessaire d’ajuster ses apports à ses dépenses énergétiques. La nature de l’exercice (endurance ou force), sa durée et son intensité impliqueront des apports en glucides et en protéines différents, ainsi qu’une attention particulière en période de récupération. Pour ceux pratiquant des compétitions, l’alimentation doit être adaptée aux spécificités des épreuves et doit évoluer au cours de la saison sportive (on parle de « periodized nutrition »).

Une vigilance particulière est de mise pour les enfants sportifs qui s’entraînent plusieurs fois par semaine et pour lesquels il faut veiller à couvrir les besoins énergétiques liés à l’activité physique, en plus de celle liée à la croissance, tout en assurant les besoins spécifiques liés à l’âge (particulièrement le calcium, la vitamine D, le fer et les acides gras essentiels).

Les produits diététiques du sportif peuvent parfois être utiles (notamment en cas de déplacement,  de mauvaise disponibilité alimentaire ou au cours des épreuves de longue durée) à condition qu’ils soient judicieusement sélectionnés (composition, liste d’ingrédients) et que les conditions d’utilisation soient personnalisées. Mieux vaut privilégier les produits normalisés NF V94-001 garantissant l’absence de substances dopantes.  

  • Quelle est ta position sur les compléments alimentaires ? 

Il est important de rappeler que pour la plupart des individus en bonne santé, une alimentation variée et équilibrée permet de satisfaire les besoins nutritionnels (vitamine D mise à part). Le recours à des compléments alimentaires est rarement nécessaire.

Toutefois, certains comportements alimentaires peuvent exposer à des déficits d’apports (voire à des carences). A titre d’exemples : en l’absence de produits animaux, les végétaliens suppriment toute source alimentaire de vitamine B12 ; un régime exempt de produits de la mer ne permet pas d’assurer la couverture des besoins en DHA (acides gras semi-essentiel de la famille des omégas 3 à longue chaîne). Dans ce contexte, les compléments alimentaires peuvent présenter un intérêt.

A mon sens, la prise de compléments alimentaires ne doit pas se faire d’emblée. Il est important de toujours quantifier les apports en nutriments et effectuer des dosages préalablement. En cas de déficit ou de carence avéré, des mesures diététiques doivent systématiquement être proposées en première intention. Toute complémentation, si celle-ci se justifie, doit être strictement encadrée par un professionnel de santé qualifié.

  • As-tu constaté une amélioration du moral et de la confiance en soi chez les patients qui ont suivi tes programmes ?

Je cherche, dès la première consultation, à créer un climat de confiance et offrir une écoute attentive pour mieux identifier les besoins et les attentes de mes patients. Au fil des consultations, je leur donne les outils nécessaires pour qu’ils fassent émerger leurs propres solutions, gagnant ainsi en autonomie. Je fais en sorte que mes patients soient acteurs de leur prise en charge. C’est très valorisant.

  • Nous sommes, toi et moi, des habituées de l’Ennéagramme dans le cadre de notre travail. Cet outil de compréhension des modes de fonctionnement de chacun te permet-il d’adapter tes préconisations, selon que ton patient est un Perfectionniste, un Battant ou un Epicurien par exemple ?

Bien sûr, l’Ennéagramme est pour moi un outil puissant qui me permet de mieux appréhender le mode de fonctionnement de mon patient. Je peux ainsi adapter mon mode de communication en conséquence. Face à un Epicurien, je vais travailler sur l’aspect hédonique de l’alimentation, faire en sorte qu’il ne ressente ni frustration ni contrainte, alors que je donnerai des consignes très précises à un Perfectionniste pour l’accompagner dans sa recherche d’excellence.

  • Merci beaucoup Séverine, pour tes précieux conseils ! 


Nous espérons que cette interview vous aura donné quelques clés pour aborder votre alimentation différemment.
Vous l'aurez compris, il n'existe pas de "solution miracle" pour bien vous nourrir, mais au contraire des solutions personnalisées et adaptées à vos habitudes et besoins.
Il y a là un vrai parallèle avec nos bilans de compétences Grand Bain, qui, pour être efficaces, ne peuvent s'aborder que de manière individuelle et sur mesure.
Parce que nous sommes tous différents et uniques. C'est l'une des grandes richesses de la vie !

A bientôt,
Sophie 

* Pour plus d'information sur notre invitée, retrouvez Séverine Olivié-Vécchié sur https://www.monaco-nutrition.com/

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Reconversion professionnelle : préparer le moment idéal

préparer sa reconversion profesisonnelle

 

Si comme 9 français sur 10, l’idée de changer de vie ou de changer de métier vous a déjà traversé l’esprit, sachez qu’au final ce ne sont que 28% des français qui ont réellement plongé dans une nouvelle vie, selon une enquête réalisée par le groupe AEF pour Nouvelle vie pro.

Ces chiffres ne me surprennent pas et le faible taux de passage à l’acte s’explique selon moi par plusieurs raisons :

En premier lieu, nous n’avons pas toujours choisi pleinement notre orientation scolaire : celle-ci a parfois été déterminée par une envie de faire plaisir à nos parents, ou simplement par défaut, en raison d’un manque d’accompagnement dans la définition de nos motivations profondes.

Pour ma part, j’ai toujours été passionné par la communication : je créais des journaux et des radios au collège, puis un spectacle de fin d’année dans l’enseignement supérieur. Mais finalement, j’ai choisi une filière de gestion d’entreprise parce que cela semblait être un choix plus raisonnable pour mes parents et pour moi.

Ensuite, je me suis engagé naturellement dans une carrière dans les ressources humaines en lien avec mon cursus universitaire et j’ai fini par bâtir mon identité professionnelle sur ces bases. C’est un élément fort qu’il est difficile de redéfinir car les repères sont ancrés par la force de l’habitude et de l’investissement personnel.

“L’existence  précède l’essence” disait Jean-Paul Sartre. Autrement dit, l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et ensuite il se définit.

On pourrait penser qu’un changement de métier ou d’orientation professionnelle est plus difficile quand on s’est installé dans une certaine routine professionnelle. Mais pour certains, ce besoin devient vital et influe sur les priorités de vie. Les passions premières se réveillent alors et le désir de se réaligner aussi bien professionnellement que personnellement devient une nécessité.

Ce souhait de donner plus de cohérence et de sens à notre existence peut nous amener à réfléchir à une reconversion, et surtout à agir pour tester la faisabilité de notre projet avant de le concrétiser (ou pas).

Je suis passé par ces différentes phases pendant ma période de salariat, car mon souhait était bien de devenir entrepreneur dès la fin de mes études, un autre rêve que j’ai dû taire pendant longtemps.

Je pense ne pas avoir franchi le cap pendant de nombreuses années, par manque de confiance en mes capacités, ou peut-être aussi parce-que que je ne souhaitais pas m’investir davantage dans le secteur de la gestion d’entreprise en créant mon activité dans ce domaine. Si j’avais bien le désir de maîtriser mon avenir professionnel en devenant mon propre « patron », je n’agissais pas vraiment pour rendre plus concrète cette envie.

Ce n’est qu’après avoir connu des périodes professionnelles et personnelles difficiles que la nécessité d’agir est devenue plus prégnante. J’avais clairement le souhait de pouvoir me réaliser totalement en mobilisant mes compétences et mon goût pour la communication, le besoin d’occuper ma place dans le monde et de donner plus de sens à mon travail après avoir vécu plusieurs déceptions professionnelles.

Si aujourd’hui, je peux me réaliser dans mon travail de « communicant », le processus de transformation a duré plus de vingt ans entre l’envie de changement et sa réalisation concrète.

Voilà pourquoi, je ne suis pas surpris que seulement 28% des personnes concrétisent leur envie de changement.

Je pense que la reconversion professionnelle est un processus de réalignement entre ce qu’on est, ce que l’on sait faire et ce que l’on aime faire. Avec du recul, j’aurais pu accélérer ce processus en levant certains freins que je vais évoquer dans la suite de ce billet.

pret pour le changement

De l’idée à la construction d’un projet, jusqu’à sa concrétisation

Dans la vie on ne fait pas ce que l'on veut mais on est responsable de ce que l'on est. Jean-Paul Sartre

Cette citation de Jean-Paul Sartre résume assez bien la teneur de ce paragraphe. Effectivement, nous ne pouvons pas tout maîtriser mais nous avons la liberté d’agir, de décider, de faire ou de ne pas faire.

Dans la majorité des cas de reconversion professionnelle, le processus de transformation ou de réalignement obéit à plusieurs étapes :

  • L’émergence d’idées de reconversion et le tri sélectif de celles-ci
  • La transformation de l’idée en projet : c’est-à-dire la confrontation au réel des idées retenues
  • Et enfin la mise en œuvre du projet que l’on choisit et que l’on approfondit pour en faire un succès

L’émergence des idées de reconversion peut-être une phase enthousiasmante ou stressante...

 ...stressante si l’on sait que l’on désire un changement mais sans réellement savoir ce que l’on souhaite faire,

...enthousiasmante, car on se prête à rêver, à ouvrir tous les champs des possibles, à se projeter dans une nouvelle vie.

En ce qui me concerne, le fait de connaître le domaine que je souhaitais rejoindre m’a permis d’imaginer différentes pistes de reconversion. Cependant, beaucoup d’entre elles, une fois posées sur le papier, n’étaient pas réalistes sur le plan financier, ou relevaient de l’utopie si je prenais en compte toutes les contraintes à surmonter pour les réaliser.

Cela peut sembler décourageant mais ce brainstorming avec soi-même permet de verbaliser toutes ses envies, pour finalement faire émerger “l’idée” qui pourra se concrétiser en projet.

L’étape du projet est essentielle car elle demande de construire son idée, d’identifier les étapes du parcours à suivre pour arriver à son but.

Ces deux premières étapes essentielles sont des étapes préparatoires, elle ne constituent pas un changement de vie ou de métier, on est libre de prendre tout le temps nécessaire à la réflexion, à l’approfondissement de la connaissance de soi-même et des compétences que l’on a acquises et qui pourront s’avérer utiles pour la suite.

Dans mon cas, j’ai pu établir une liste de mouvements à réaliser pour atteindre mon objectif : j’ai suivi une formation en cours du soir, j’ai réalisé des mobilités internes qui m’ont permis de passer de la gestion d’entreprise, à la gestion de l’information, puis à la communication numérique et enfin, j’ai créé mon entreprise dans ce domaine.

La plus grande difficulté est celle du passage à l’acte, car si les deux premières étapes ne dépendent que de nous, la troisième comporte à la fois des freins psychologiques ou des freins liés à l’environnement externe, en raison notamment de la perception de notre démarche de reconversion par les autres.

Vous l’aurez compris, le premier acte à poser et qui n’est pas engageant, est de bien définir ce que l’on souhaite profondément avant d’initier tout changement.

Les freins à une reconversion professionnelle

Mon parcours de reconversion a été long, mais finalement adapté à ma situation personnelle et professionnelle.

Pendant la phase de préparation, j’ai traversé plusieurs zones de doute, en attendant de percevoir que toutes les conditions étaient réunies pour que je puisse accéder à ma reconversion.

Le fait d’identifier ses propres freins fait partie de la préparation à un changement de vie et cela permet d’être prêt à agir quand tous les feux passent au vert.

Le moment idéal de ma reconversion a été la conjonction de la levée de mes freins intérieurs et d’un contexte extérieur que j’ai patiemment rendu plus favorable.

Voici quelques-uns des freins qui ont ralenti mon passage à l’acte :

  • S’accorder le droit de faire quelque chose pour soi : j’ai été éduqué dans le respect de la parole donnée, d’un travail bien accompli, l’obligation d’être un bon élève. Alors, quand il a fallu « travailler pour moi », j’avais le sentiment de trahir mon entourage, d’être égoïste. Ce fut le premier frein à lever pour commencer à agir.
  • Trouver le temps de combiner une formation et son métier : convaincre son entourage de sa démarche pour qu’il comprenne que vous serez, pendant une période, moins disponible et qu’il sera impacté indirectement par votre décision.
  • Accepter de repartir à zéro : si vous ne réalisez pas votre reconversion professionnelle dans le cadre d’une mobilité interne ou par le biais d’un programme d’intrapreneuriat, vous pourrez avoir le sentiment d’abandonner une position durement acquise au fil des années. Ce changement de statut peut être un frein au changement, la situation future que l’on envisage doit alors présenter des bénéfices supérieurs à cette perte et combler pleinement le vide laissé par votre ancien statut social.
  • Le manque de confiance en soi : vais-je réussir ? ai-je les compétences ? toutes ces questions qui peuvent miner votre confiance en vous doivent être vécues comme des pistes de travail vers votre reconversion. Si vous vous interrogez sur un point précis, il faut alors bâtir un plan d’actions qui vous permettra de lever vos doutes et d’acquérir une confiance basée sur des points concrets : comme acquérir de l’expérience en vous joignant à un projet bénévole, en vous investissant dans un projet d’entreprise, en développant une nouvelle idée de service ou de produit, ou encore en développant votre réseau professionnel.

Chaque personne a ses propres freins. Pour les lever, il est nécessaire de bien les identifier et d’étudier toutes les possibilités pour agir sur soi-même et se dépasser.

Pour réussir son projet de reconversion professionnelle, il reste un point clef à traiter, c’est celui de la solidité économique :

Le fait de sortir d’une situation confortable financièrement est un véritable frein à la concrétisation de son projet. Même si l’énergie retrouvée vous motivera suffisamment dans les premiers mois, sur le long terme il faut que le projet puisse répondre à votre besoin de sécurité financière.

J’espère que le partage de mon expérience vous permettra d’avoir des pistes de réflexion sur la nécessité de réduire l’écart entre votre idée de reconversion et sa concrétisation et que vous pourrez vous préparer à plonger dans une nouvelle vie.

Toute l’équipe du Grand Bain est à votre écoute pour vous accompagner dans ce parcours ! N’hésitez pas à les contacter.

José

Pour aller plus loin

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2020, l'année de la Confiance

Toute l'équipe du Grand Bain vous présente ses meilleurs voeux pour 2020, année qui s'annonce sous les meilleurs auspices en matière d'épanouissement professionnel et personnel !
Comment puis-je l'affirmer ? 
Je pourrais vous parler de la symbolique des chiffres ronds (20-20) ou de cette petite blague des "2000 vins" (qui me parle, vous connaissez mon caractère épicurien !) mais la teneur de mon propos est un peu plus factuelle.

J'ai totalement confiance dans cette nouvelle année pour différentes raisons :
- D'une part, l'économie se porte bien. En témoigne la hausse incroyable de créations d'entreprises en 2019 (plus de 750 000, nouveau record en France).
- D'autre part, le taux de chômage continue de baisser, et nous constatons facilement, en tant que cabinet de recrutement, que l'offre d'emploi (tous niveaux de responsabilités et tous secteurs confondus) s'intensifie, alors que les demandeurs s'emploi se raréfient (même si les chômeurs de longue durée et les seniors au-delà de 55 ans continuent à peiner).
- Enfin, la hausse de nos clients "Grand Bain", désireux de réaliser un bilan à 360° de leur projet de vie , prouve à quel point les français sont confiants dans leur capacité à rebondir et à trouver leur voie. Notre rôle, en tant qu'Expert Grand Bain, étant de leur insuffler toute l'énergie et la confiance nécessaires pour réussir dans leur chemin vers l'accomplissement. Car c'est bien là toute notre valeur ajoutée.  

Notre posture dans le cadre d'un bilan est tout à fait différente de notre posture dans le cadre d'un recrutement.

J'ai la chance de faire partir d'un groupe "Talents Seniors" mis en place par l'APEC (Agence pour l'emploi des Cadres). Ce dispositif permet d'affecter un parrain ou une marraine à un Cadre dit "Senior" afin de lui permettre un accompagnement et un élargissement de son réseau, en vue d'un retour à l'emploi. C'est une initiative extrêmement intéressante car sur le papier, les cinquantenaires peuvent faire peur. Gràce à ces mises en relation (et au réseau du réseau), ils ont la possibilité de se présenter et de s'exprimer. S'ils inspirent confiance et qu'ils font part d'une véritable volonté de s'engager avec souplesse, alors, il y a de fortes chances pour qu'ils réussissent à se faire embaucher. Ne serait-ce qu'en CDD pour commencer, avant un potentiel CDI si le test est concluant.

Oui mais voilà, malgré ces nouveaux leviers, certains Cadres Seniors retrouvent du travail moins rapidement que d'autres. Les raisons ? Il peut y avoir un décalage entre ce que veut faire la personne, ce qu'elle inspire, et ce que propose le marché (un CV trop généraliste, trop flou, des attentes trop ambitieuses par rapport à une expérience très courte). Mais surtout, je constate que ceux qui trouvent moins vite que les autres incarnent un état d'esprit moins ouvert, possèdent des griefs envers la société de manière générale, voire, traversent une phase de "dépression" qui ne leur permet plus d'aborder un entretien sereinement ni positivement. 
Ceux-ci pourraient dire : "le chomage baisse ? Mon oeil, pas pour moi !". Et effectivement, ils trouveront plus difficilement que d'autres un nouveau job. Mais qui est en droit de leur faire un retour sur cette posture ambigüe ? Ont-ils envie de savoir pourquoi ça ne marche pas ? Ont-il la force de changer leur vision du monde et de l' entreprise ? Sont-ils capables de renoncer à certains postes pour en priviligier d'autres ?

Telles sont les remarques que nous nous faisons parfois sur un candidat à l'issue d'un entretien de recrutement. Nous ne sommes pas mandatés pour lui faire un feedback mais nous savons que ça ne conviendra pas avec notre client ou avec le marché de l'emploi.

Dans le cadre d'un Bilan, notre position est tout-à-fait différente : nous mettons en place un véritable "partenariat" avec notre client. Il/Elle veut réussir sa vie professionnelle, dans le respect de l'équilibre avec sa vie privée, et nous mandate pour l'accompagner, lui apporter un effet miroir à la fin de chaque cycle, lui transmettre des ficelles pour (re)prendre confiance, pour gérer les contrariétés ou les émotions négatives, pour savoir reconnaitre une belle opportunité et réussir à saisir sa chance.
Plus que tout, nous connaissons parfaitement nos clients et les raisons qui les poussent à réagir comme ils le font, car nous démarrons chaque parcours "Grand Bain" par un vrai travail d'introspection.
Une fois ces bases posées, il existe entre nous une grande transparence dans les échanges. Nous avons totalement confiance dans la capacité de nos clients à réussir leur vie et leur apportons toutes les clés et les encouragements permettant d'aboutir à ce moment magique qu'est le "déclic" : là où le Bénéficiaire Grand Bain (qui devient presque un ami) sait ce qu'il doit faire et trouve la force, le courage et l'energie pour se mettre en mouvement et atteindre l'objectif que nous avons validé avec lui. 

Nous avons la chance de faire un métier passionnant, riche, émouvant, stimulant, créatif... Chaque nouveau Grand Bain est une nouvelle aventure qui débute et qui nous remplit de satisfaction. Celle du 50/50 (et non 20-20 !) : nous faisons la moitié du chemin avec vous, vous faites l'autre moitié. Et quoi qu'il arrive, nous sommes fiers de vous !

Je vous souhaite une très belle année 2020, faites-vous confiance, tout est en vous. Il vous faut juste vous "autoriser" à réussir votre vie.
(et si c'est vraiment c'est trop dur, n'hésitez pas à faire appel à nos experts Grand Bain). 

A bientôt,
Sophie

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Rebondir à Noël

Blog LGB Nol livre V2

 

L'année a défilé à toute vitesse... c'est déjà Noël dans quelques jours et je n'ai rien vu passer !

Et je suis loin d'être la seule apparemment : la plupart des actifs ont vu leur charge de travail s'alourdir ces derniers mois. La raison ? La reprise économique a apparemment joué un rôle prépondérant dans le developpement du chiffre d'affaires des entreprises, tous secteurs d'activité confondus.

Ce qui aboutit à 2 phénomènes :

1) Dans les TPE, même avec un carnet de commandes bien rempli, le chef d'entreprise attend de savoir si ce nouveau volume va se stabiliser avant de se lancer dans la grande aventure du recrutement. Car les charges sont coûteuses et i'dée de se tromper en embauchant un salarié qui ne ferait pas l'affaire sur la durée (et dont il faudrait se séparer) peut faire peur.  

2) Dans les PME, ETI,et grands groupes, les besoins sont plus facilement identifiés et les budgets débloqués. Mais la pénurie de candidats est bien là ! De nombreux métiers sont en tension (tout particulièrement dans le domaine de l'IT, mais pas uniquement) et, faute de réussir à pourvoir ces nouveaux besoins, les salariés en poste se retrouvent avec un accroissement de leurs tâches.

En ce qui nous concerne (et nous vous remercions chaleureusement pour votre confiance), l'engouement pour Le Grand Bain avec nos bilans de compétences à 360°est intense et nous porte littérallement ! Merci, merci, merci !

En parallèle, nous sommes de plus en plus sollicités pour accompagner les entreprises sur des recrutements pointus et urgents. 

Je vois dans cette situation un vrai message d'espoir : il y a du travail pour (presque) tous. L'emploi n'a pas été aussi favorable depuis bien longtemps !

Donc, n'ayez pas peur de remettre en question vos choix professionnels : si votre poste actuel ne vous convient plus, il en existe vraisemblablement un autre ailleurs en bien meilleure adéquation avec vos envies profondes !

Les reconversions professionnelles s'avèreront bientôt de plus en plus faciles à mettre en oeuvre, puisque, faute de candidats expérimentés, le recruteur de demain devra s'appuyer sur les "soft skills" (aptitudes, qualités, savoir-être) et de moins en moins sur les compétences, pour dénicher les bons candidats. Ce facteur étant censé s'étendre à grande échelle si l'on en croit les prévisions d'obsolescence de nombreux métiers dans les 20 ans à venir... 

Donc, si un changement de vie vous titille, c'est le moment de vous poser les vraies questions.

Profitez-en pour réfléchir à l'entrepreneuriat. Que diriez-vous de vous lancer à votre compte ? Les organisations changent, le télétravail se développe. Si vous disposez d'une compétence rare ou précieuse, et que vous souhaitez préserver votre indépendance, pourquoi ne pas proposer vos services comme prestataire ? Ainsi, l'entreprise limitera sa prise de risque en vous faisant travailler dans un cadre juridique flexible, et de votre côté, vous resterez maître de vos conditions de travail.

Je sais que les fêtes ne sont pas toujours propices à ce genre de réflexion, mais si votre train a été annulé en raison des grèves et que vous vous retrouvez seul(e) chez vous, c'est peut-être votre chance. Saisissez cette période de calme inespéré pour rebondir !

Une chose est certaine, si vous répondez à des annonces pendant les fêtes de fin d'année, vous multiplierez les chances d'être visible aux yeux des recruteurs. En effet, le nombre de CV se raréfie à cette période, votre candidature ne sera donc pas noyée dans une pile de 50 ou 80 CV. Sachez qu'il nous arrive, à nous recruteurs, d'être sur le pont lorsqu'on ne s'y attend pas (durant les vacances, les week-ends, tard le soir, si si, je vous assure...). 

Et si vous êtes vraiment dans cette situation désagréable du train annulé en raison des grèves, plutôt que subir et de vous énerver (pourtant, vous en auriez le droit), demandez-vous ce que cette situation peut vous apporter de positif... 

Je vous livre quelques idées : 
- vous allez enfin pouvoir fixer un dîner avec ces amis proches que vous n'arrivez plus à voir, tant le rythme "travail + gestion de la maison et des enfants" s'est acceléré
- vous pourrez lire tous vos magazines en retard (ou le roman offert par votre mère à Noel dernier)
- vous degusterez un délicieux chocolat chaud en écoutant la play list "Le Grand Bain fête Noël" (n'oubliez pas les bougies ou le feu de cheminée)
- vous vous sentirez enfin disponible pour proposer à votre gentil voisin de palier - qui semble un peu seul - de partager un apéro avec vous
- vous coucherez sur le papier tout ce que vous voulez vivre en 2020 et aussi, tout ce que vous ne voulez plus jamais vivre à l'avenir...

Prêt(e) ? A vous ! 

Je vous souhaite un très joyeux Noël, et espère sincèrement qu'aucune grève ne viendra entraver vos projets, mais si tel était le cas, je vous fais confiance pour rebondir !

A bientôt,

Sophie

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Se former pour changer de métier avec le CPF de transition

cpf de transition

Depuis le début de l’année de nombreux dispositifs en lien avec la formation professionnelle ont été revus dans le cadre de l’application de la Loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel.

Nous avons déjà évoqué avec vous les conditions pour bénéficier des allocations chômage en cas de démission, la rupture conventionnelle, ou le financement de votre bilan de compétences avec le CPF-DIF,...

Aujourd’hui, nous abordons le remplacement du Congé Individuel de Formation (CIF) par le dispositif de Projet de Transition Professionnelle également appelé CPF de transition professionnelle.

Ce nouveau dispositif, mis en place depuis le 1er janvier 2019, doit permettre aux salariés qui veulent changer de métier d’obtenir les financements nécessaires pour réaliser les formations certifiantes de longues durées dans le cadre d’un projet de transition professionnelle.

Projet de transition professionnelle vs CIF : quelles évolutions ?

Jusqu’au 31 décembre 2018, de nombreux salariés ont eu recours au CIF dans le cadre d’un projet de reconversion professionnelle. Il permettait de se mettre en congé de son emploi pendant une année environ et de suivre une formation de longue durée.

Avec le projet de transition professionnelle (PTP), le gouvernement a souhaité mieux cibler l’accès au dispositif pour favoriser les projets de changements d’orientations professionnelles et/ou la volonté d’apprendre un nouveau métier. Sont ainsi finançables les formations certifiantes et éligibles au compte personnel de formation dont l’objectif et de changer de métier.

Les modifications notables :

Positionnement obligatoire : Les organismes de formation doivent réaliser un positionnement obligatoire afin d’évaluer le niveau de la personne qui réalise la demande. L’évaluation porte à la fois sur le niveau actuel et les compétences acquises pour définir un plan de formation personnalisé, qui permettra de suivre la formation certifiante désirée.

Ancienneté requise : elle est désormais appréciée au moment du départ en formation et non plus au moment de la demande de congé. Le salarié qui fait la demande doit justifier d’une activité salariée :

  • d’au moins deux ans consécutifs ou non, dont 1 an dans la même entreprise, quelle que soit la nature des contrats successifs,

Ou

  • d’au moins deux ans consécutifs ou non, quelle que soit la nature des contrats successifs, au cours des 5 dernières années dont 4 mois en CDD au cours des 12 derniers mois.

Pour les salariés en CDD qui souhaitent réaliser leur PTP à la fin de leur contrat, le calcul de l’ancienneté reste similaire aux conditions de l’ancien CIF.

La condition d’ancienneté n’est pas exigée pour :

  • Les personnes en situation de handicap
  • Les salariés licenciés pour motif économique ou pour inaptitude, n’ayant pas suivi de formation entre leur licenciement et leur nouvel emploi.

Durée de la formation : précédemment limitée à douze mois ou 1200 heures, elle peut être désormais plus longue mais le salarié doit prendre en compte une baisse de sa rémunération pendant son congé de transition.

Démarches à réaliser :

> Auprès de l’organisme financeur :

A compter du 1er janvier 2020, il faudra adresser votre demande de prise en charge financière, non plus au Fongecif, mais auprès de la commission paritaire interprofessionnelle (CPIR) de votre domicile ou de votre lieu de travail.

Le PTP souhaité sera évalué afin de vérifier son éligibilité au compte personnel de formation et son caractère réel et sérieux.

A noter que pour les titulaires d’un CDD, la demande doit être réalisée pendant l’exécution du contrat de travail et doit débuter au plus tard six mois après la fin du contrat de travail à durée déterminée.

L’accord préalable de l’employeur est obligatoire lorsque la formation est réalisée en partie ou totalement sur le temps de travail.

> Auprès de l’employeur :

Une demande d’autorisation d’absence doit être envoyée à l’employeur, en précisant l’ensemble des conditions de l’absence souhaitée.

Cette demande doit être faite 120 jours avant le début de la formation si celle-ci dure 6 mois ou plus et si elle s’effectue en 1 fois et à temps plein. Le délai est ramené à 60 jours si la formation dure moins de 6 mois, et si elle s’effectue à temps partiel ou sur plusieurs périodes ou si la demande concerne un congé pour passer un examen.

Votre employeur aura 30 jours pour répondre à votre courrier. Sans réponse de sa part au terme du délai, l’autorisation est considérée comme accordée. L’employeur a également la possibilité de différer le congé de transition professionnelle pour une durée de 9 mois maximum si votre départ impacte la bonne marche de l’entreprise ou en cas de dépassement des règles d’effectifs simultanément absents de l’entreprise. Dans les entreprises de moins de 100 salariés, 1 seul salarié à la fois peut bénéficier de ce congé.

Enfin, la demande peut être refusée par votre employeur employeur, si vous ne respectez pas les conditions d’ancienneté ou de demande d’absence.

Toute l’équipe du Grand Bain est à votre écoute pour vous guider dans votre choix de reconversion, n’hésitez pas à nous contacter.

Pour en savoir plus :

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14018

https://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/formation-des-salaries/article/projet-de-transition-professionnelle

Pour aller plus loin

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