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Donner du sens au travail

donner du sens au travail

La recherche de sens au travail est l’un des sujets que je traite le plus avec mes clients dans le cadre d’une reconversion professionnelle ou d’un changement de vie.

Réussir à l'atteindre résulte généralement de la combinaison suivante :

L’alignement entre ces 3 points procure alors au collaborateur une satisfaction au quotidien, qui le pousse à mobiliser ses compétences et son implication.

Pour les chefs d’entreprise et les professionnels des ressources humaines, la question peut se traduire ainsi : mon entreprise est-elle désirable ?, ou, plus concrètement : quelles sont les valeurs, les engagements qu’il m’est possible de déployer, pour à la fois susciter l’engagement de mes salariés et influer positivement sur mon écosystème ? Cet écosystème étant composé de toutes les parties prenantes à la bonne marche de l’entreprise : salariés, fournisseurs, actionnaires, partenaires et clients qui partagent une vision commune, des valeurs ou une même dynamique.

Pour l’entreprise, il s’agit donc de proposer des externalités positives de son activité à tous les acteurs de l’entreprise.

Pourquoi engager mon entreprise dans une démarche de recherche de sens au travail ?

En premier lieu, il est indispensable que vous soyez vous-même en quête de sens et soucieux d’embarquer avec vous des salariés qui partagent une même finalité.

Je suis très fan de cette citation de Simon SINEK, professeur à Columbia :

« Si vous embauchez des personnes uniquement parce qu’elles peuvent faire le job, elles vont travailler pour l’argent. Mais si vous embauchez des gens qui croient en ce que vous croyez, ils y mettront sang, sueur et larmes ».

Je vous invite d’ailleurs à écouter son Ted très pertinent sur le “Leadership inspirant” : https://www.ted.com/talks/simon_sinek_how_great_leaders_inspire_action?language=fr

Au-delà de ce postulat de base, on ne peut plus nier les enjeux de pénurie de talents ainsi que la forte concurrence vis à vis des potentielles recrues. Les entreprises qui souhaitent développer leur capital humain doivent donc recourir à l’ensemble des outils à leur disposition pour attirer de nouveaux talents, créer de l’engagement et retenir les meilleurs.

Si je me réfère à l’exemple de Danone, qui a opéré une transformation profonde depuis l’arrivée d’Emmanuel Faber, le sens donné au travail est le suivant : « apprendre et contribuer à un monde plus sain ». Danone n’est pas une entreprise caritative. Pourtant, son PDG souligne régulièrement la nécessité d’humaniser l’économie de marché et de la lier à la justice sociale. Le message porté est clair : l’entreprise, pour assurer sa pérennité, doit s’inclure dans la société et ce, dans toutes ses dimensions. L’affirmation du sens donné au travail prend en compte l’humain et génère des retombées positives sur son écosystème comme sur elle-même. Dans ce cas précis, l’entreprise propose du sens à ses salariés mais également à ses clients, à ses partenaires et ses actionnaires.

Ce supplément d’âme créé par Danone pourra faire la différence par rapport à d’autres entreprises du même secteur, et devenir un avantage concurrentiel en créant une nouvelle source d’engagement pour les salariés, ou une source d’intérêt fort pour les candidats.

Car selon une récente étude de Kantar TNS pour Randstad, près de 20% des salariés français ont le sentiment d’occuper un poste inutile. Avec pour conséquence la recherche de sens en dehors de l’entreprise, que ce soit en envisageant, pour 23% d’entre eux, la création de leur propre activité, et pour 20% une reconversion professionnelle. Cette étude montre comment le modèle classique d’entreprise est désormais en concurrence avec des modèles d’organisation du travail plus souples ou plus inspirantes.

Cette proportion importante du sentiment d’inutilité par les salariés n’est pas sans conséquences pour l’entreprise : manque d’engagement, baisse de la productivité et de la performance globale de l’entreprise…

Selon Laurent Sovet, maître de conférence en psychologie différentielle au Laboratoire Adaptations Travail-Individu à l'Université Paris Descartes (lien vers vidéo webconférence de l’Université de Lille), favoriser le développement du sens au travail influerait positivement sur la qualité de vie au travail et poserait les conditions d’une meilleure performance de l’entreprise.

L’enjeu est donc bien de créer les conditions de l’engagement des salariés et cela passe par le sens au  travail.

Le sens comme boussole professionnelle

Les salariés que je rencontre chaque jour sont à la recherche de ce sens au travail, d’une raison d’être qui dépasse la simple bonne exécution d’une tâche, d’un objectif partagé qu’ils pourront faire leur, afin de consolider leur motivation au-delà des objectifs à court terme.

Cette dimension dépasse généralement le simple cadre du lieu de travail car les salariés sont les premiers ambassadeurs de leur entreprise et la représentent au quotidien dans toutes les sphères de leur vie : professionnelle, familiale, sociale. Ils sont même invités à émettre un avis sur celle-ci à travers des sites tels que Glassdoor ou Choosemycompany.

Vous en conviendrez, dans notre monde ultra connecté, tous les inputs concernant votre entreprise peuvent influer sur la perception de celle-ci. Il devient donc essentiel de bâtir votre performance économique en privilégiant la recherche de sens et en favorisant l’impact positif sur votre environnement.

Voici quelques pistes concrètes pour favoriser cette notion de sens :

Devenir une entreprise inspirante

  • Faire des valeurs affichées une réalité, en veillant au respect de leur application quotidienne, notamment au niveau de l’encadrement
  • Mettre en cohérence les valeurs et les processus
  • Accepter d’écouter les divergences entre valeurs personnelles et valeurs de l’entreprise

Développer le sentiment d’utilité au travail

  • Offrir aux salariés des opportunités de participer à des projets transversaux impactants
  • Fixer des objectifs stratégiques permettant de mettre en valeur les compétences de chaque salarié

Libérer les collaborateurs

  • Déléguer les responsabilités pour permettre l’expression individuelle
  • Proposer la participation aux décisions concernant l’organisation du travail
  • Libérer la circulation de l’information pour permettre à chacun de s’approprier les moyens de réaliser sa mission

Laisser s’exprimer les talents

  • Participer à la définition du projet d’entreprise
  • Valoriser les actions qui privilégient le travail collaboratif entre équipes
  • Reconnaître le travail réalisé (individuel et collectif) et les apports à la performance globale de l’entreprise

Ouvrir le champ des possibles du développement professionnel

  • Innover dans la gestion des compétences pour favoriser la mobilité interne et l’innovation par le biais de la formation et de l’intrapreneuriat
  • Permettre le « job crafting » : l’adaptation des postes aux particularités spécifiques de chacun des salariés

Peu importe le secteur d’activité de l’entreprise, donner du sens au travail de chacun permet de remettre l’humain au centre de votre activité et d’initier un cercle vertueux qui favorise l’engagement des salariés, des partenaires, l’adhésion des clients et la performance à long terme de l’entreprise.

Je reste à votre écoute pour échanger sur ces sujets,

Sophie

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Adoptez la posture pour convaincre

Vous devez bientôt passer un entretien de recrutement et paniquez à l'idée de ne pas savoir vous présenter ?
Vous stressez à l'idée d'émettre une requête particulière auprès de votre Manager ? 
Misez sur la préparation et vous réussirez à faire passer vos messages à coup sûr !

Pour bien vous préparer, je vous conseille de travailler sur 2 aspects :

1) LE CONTENU
Pour commencer, vous devez coucher sur le papier (ou sur votre écran) les messages que vous souhaitez faire passer.

- S'il s'agit d'un entretien de recrutement :
Relisez votre CV plusieurs fois, ayez bien en tête la chronologie de votre parcours, le détail des missions que vous avez réalisées, les compétences que cela vous a amené(e) à mobiliser, les raisons pour lesquelles vous avez changé de poste. Puis confrontez ces compétences et expériences avec les critères prioritaires recherchés par le Recruteur (généralement mentionnés dans l'annonce si vous avez postulé - vous pouvez également mener une enquête s'il s'agit d'une candidature spontanée ou d'une cooptation).
Déduisez de ce rapprochement les points communs, et donc les mots clefs, que vous allez devoir impérativement mentionner lors du rendez-vous. Apprenez-les par coeur pour bien les intégrer.

- S'il s'agit d'une requête auprès de votre N+1 :
Listez le contexte de votre demande, les raisons qui vous amènent à l'émettre, et les bénéfices pour vous si vous obtenez gain de cause. En parallèle, identifiez les bénéfices collatéraux pour votre Manager ou pour votre entreprise. Préparez et relisez plusieurs fois les mots clefs qui en découlent.

2) VOTRE POSTURE
Les règles de la communication édictent un principe de base : on ne réussit à faire passer un message à travers les mots qu'à hauteur de 7% ! Le reste passe par le ton employé : 38 % et le visuel : 55 %. Incroyable non ?
Le langage de votre corps représenterait donc 93% de votre communication...

Personnellement, lorsque je fais passer des entretiens de recrutement, j'attache une forte importance au discours des candidats. Car si les éléments factuels que je recherche (en terme de compétences et durée d'expérience) ne collent pas avec la demande de mon client, je n'irai pas plus loin dans mon analyse.
Mais il est vrai que la posture des candidats en dit long sur la cohérence de leurs propos et la réalité de leur savoir-être. Un regard fuyant, une main molle, des hésitations répétées... Mon analyse résulte d'un tout, et il est certain que vous aurez toujours intérêt à soigner votre posture.

Voici quelques conseils pour dégager une bonne force de conviction :

1) Regardez votre interlocuteur dans les yeux.
Mais pas non plus avec trop d'insistance ! (ce qui pourrait alors donner une sensation d'excès de confiance en vous ou d'agressivité). 
Optez pour un regard direct mais naturel, et n'hésitez pas à sourire (au moins légèrement) lorsque vous serrez la main de votre interlocuteur. 

2) Adoptez le bon ton et le bon débit.
Parler très bas ou très fort vous désservira. Entrainez-vous devant votre glace, employez un ton soutenu, une voix dans une tonalité plutôt grave, et exprimez-vous de façon distincte et vivante. N'hésitez pas à y mettre votre coeur afin de donner du relief à vos propos. 

3) Pensez à vos gestes.
Ni trop raide, ni trop détendu(e), ni trop enthousiaste. 
Restez naturel(e) tout en mesurant vos gestes et votre expression faciale : détendez votre visage et souriez de façon naturelle, évitez de gesticuler.
En revanche, il est important d'incarner vos propos physiquement, afin de rester "congruent" (d'être aligné-e entre ce que disent vos mots et ce qui se dégage de votre attitude).

4) Tenez-vous droit.
Posez vos pieds au sol, déployez vos épaules, levez légèrement le menton, grandissez vous au maximum. Vous ressentirez alors, au fond de vous-même, une véritable capacité à vous affirmer, dans le respect de l'autre.
Si vous êtes une femme, vous pouvez porter des talons hauts. Cela aidera à vous grandir et vous permettra de regarder votre interlocuteur sur un même niveau, sans avoir à lever les yeux. Idéal pour  instaurer un rapport d'égalité dans les échanges. 

5) Soyez attentif à votre poignée de main.
Que ce soit à votre arrivée ou lors de la conclusion du rendez-vous, gardez en tête que tout peut se jouer avec cette poignée de main. Je vous livre une anecdote très personnelle à ce sujet : mon premier patron à Paris, qui m'a tout appris en matière de chasse de tête, m'a dit un jour : "si le candidat n'arrive pas à faire le code en bas (nos bureaux étaient situés à Paris dans un quartier Haussmanien) et que sa poignée de main est molle, c'est qu'il s'agit d'un mauvais candidat".
J'ai maintenant 20 ans de recul en matière de recrutement et un avis plus nuancé sur la question, mais quand même. Je reste attentive sur ce point.
Donc, pensez à privilégier un échange "équitable" à travers cette poignée de main : ni dominante, ni soumise. Tout se joue à travers l'intention que vous y mettez (tout comme pour votre regard ou votre sourire). 

 6) Observez le non verbal de votre interlocuteur.
Pas facile de penser à sa posture tout en observant l'autre. Mais la communication se joue à deux. Si vous sentez que votre interlocuteur envoie des messages d'ennui, d'impatience, ou d'incompréhension, adaptez votre discours et votre posture.

Je vous souhaite un excellent entretien, et une pleine réussite dans l'atteinte de vos objectifs !

Et si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez solliciter un Expert Grand Bain pour réaliser une formation "Simulation d'entretien de recrutement". Vous reccueillerez alors un feedback et des conseils éclairés pour stimuler votre force de conviction.

A bientôt !
Sophie

Pour aller plus loin

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Défis RH : se reconnecter à l’humain grâce au digital

 digitalisation des ressources humaines

Si le thème de la transformation digitale n’est pas nouveau, sa montée en puissance dans le champ des ressources humaines a principalement permis, jusqu’à présent, d’optimiser les processus en libérant les professionnels des ressources humaines des tâches à faible valeur ajoutée et souvent répétitives.

Après un premier volet lié à l’optimisation, le grand enjeu de la transformation numérique des ressources humaines est désormais lié au développement de nouvelles solutions en réponse aux attentes des salariés. Et ce, afin de ne plus se focaliser uniquement sur les processus mais de fluidifier l’expérience salarié et accroître la satisfaction des collaborateurs.

Entre les enjeux de fidélisation des talents et ceux liés au développement du bien-être au travail, les Directions des Ressources Humaines sont désormais dans l’obligation d’aller au-delà de leur rôle traditionnel, et d’innover à la fois dans leurs pratiques, mais également dans l’apport de solutions et services numériques qui viendront accroître leur valeur ajoutée.

Changer de paradigme

La digitalisation des ressources humaines, parce qu’elle permet de libérer du temps et de réaffecter des ressources, est une opportunité de changer de point de vue sur le métier,  de dépasser l’archaïque gestion du personnel et d’augmenter la part de délégation de la gestion du cadre légal et ses déclinaisons administratives aux solutions numériques.

Si ces éléments restent le socle de la fonction, le temps qui lui est alloué peut être aujourd’hui réduit pour développer de nouveaux liens avec le management et les salariés de l’entreprise : intégration des nouveaux salariés, fidélisation des talents, formation, et une gestion des compétences plus ciblée sur les besoins individuels et leur intégration dans le schéma de développement de l’entreprise.

L’objectif pour les directions des ressources humaines, comme pour toutes les directions dites « support », est de rendre visibles leurs actions et leur utilité auprès des directions opérationnelles, avec une présence terrain accrue.

Les solutions informatiques dédiées aux ressources humaines permettent aujourd’hui aux professionnels de se réinventer et de modifier la perception que peuvent en avoir les salariés, pour intégrer la fonction RH comme un véritable partenaire « business » de l’entreprise.

Pourquoi se réinventer ?

Je l’évoquais dans de précédents articles : le marché du recrutement des Cadres est aujourd’hui en tension. Aussi, les efforts des Directions des Ressources Humaines doivent à la fois porter sur l’attractivité de nouveaux talents dans l’entreprise et la fidélisation de ceux déjà présents.

En ce qui concerne l’attractivité des talents, le digital est un atout précieux. Outre les aspects de communication / marketing liés à la marque employeur, il faut aujourd’hui réussir à séduire les Millénials, de plus en plus nombreux à être tentés par l’aventure entrepreneuriale.  

La transformation numérique de l’entreprise doit permettre de répondre à de nouvelles attentes, comme :

  • La flexibilité des lieux de travail (télétravail, lieux tiers, expérience à l’étranger,…)
  • La souplesse des horaires de travail asynchrones ou synchrones, pour mieux prendre en compte l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle
  • La création d’espaces d’opportunités pour apprendre différemment, partager ses expériences, retrouver du sens collectivement
  • La mise en adéquation des valeurs de l’entreprise avec l’expérience salarié, pour renforcer son degré d’engagement
  • La mise en œuvre de programmes permettant aux collaborateurs d’exprimer leur potentiel d’innovation et de s’épanouir dans un univers proche de l’entrepreneuriat

Répondre aux attentes des futures recrues et fidéliser les talents de l’entreprise est un double objectif stratégique pour les Directions des Ressources Humaines. Outre le fait de s’aligner sur la stratégie de l’entreprise et d’y concourir pleinement, elles ont pour mission d’embrasser de nouveaux rôles, à l’instar des Chief Happiness Officer.

Cette transformation n’est pas que numérique : elle doit intégrer la dimension humaine, centrale dans tout projet de transformation. La mise en place de nouvelles solutions digitales doit permettre d’accélérer l’évolution des ressources humaines vers un modèle plus en lien avec les nouvelles attentes de l’entreprise et des salariés.

Les solutions RH digitalisées proposées par Le Grand Bain

Le Grand Bain a pour ambition d’apporter aux professionnels des ressources humaines ou des dirigeants de PME, des solutions digitalisées pour s’adapter aux nouveaux rythmes de vie et de travail des salariés; tout en permettant à nos consultants de se consacrer pleinement à l’écoute des salariés et à la mise en œuvre de solutions totalement personnalisées.

Nous savons qu’il peut être difficile pour une Direction des Ressources Humaines ou une PME de développer ses propres solutions. C’est pourquoi nous avons développé des outils permettant de répondre de façon humaine et souple aux besoins des salariés et entreprises, que ce soit pour la réalisation d’un bilan de compétences en ligne, l’accompagnement de l’intrapreneuriat, ou encore la mise en place d’outils de mobilité interne ou externe.

Les offres d’accompagnement du Grand Bain concourent à libérer du temps pour vous permettre d’être au plus proche des préoccupations business de votre entreprise : en fournissant à vos collaborateurs des solutions digitales personnalisées, vous réussirez ensemble à incarner les valeurs de votre entreprise tout en atteignant les objectifs désirés.

Je reste à votre écoute pour échanger sur ces sujets,

Sophie

 

 

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L’entreprise est-elle responsable du bonheur de ses salariés ?

chief hapinness officer CHO bonheur en entreprise

Mes confrères RH, encore ce midi lors d’une réunion autour des métiers émergeants, s’interrogent sur l’irruption des Chief Happiness Officer (CHO), ou “Responsables du bonheur”, dans le monde des entreprises. Si la première personne à occuper ce poste a démarré dès la fin des années 2000 aux Etats-Unis, nous assistons à une montée en puissance de cette fonction depuis deux ou trois ans en Europe et en France.

Que penser de ce nouveau métier ?

Je n’ai pas de position très tranchée sur la question, mais beaucoup de curiosité face à l’émergence de cette fonction et ce qu’elle recoupe.

Toujours optimiste, j’y vois notamment la prise en compte par les entreprises de la notion de qualité de vie - ou de bien-être - au travail, et surtout de “régulation” des points d’achoppement, notamment lorsque la Direction est très éloignée du terrain.

Pourtant, je m’interroge sur plusieurs points :

Le bonheur, c’est l’entreprise ?

Si le bonheur est un « état de complète satisfaction » (définition Larousse), l’entreprise, à elle seule, ne peut apporter aux individus un état de satisfaction complète. Nos vies sont régies sur plusieurs plans et le travail ne peut combler l’ensemble des besoins d’un individu (même, et surtout, si ce dernier passe 24H de son temps au travail... ).
Le CHO est donc avant tout un élément régulateur pour faire de cette sphère un moment propice à l’épanouissement professionnel et à la prise en compte de la recherche de sens pour chaque salarié.

Situation de stress nécessitant un CHO ?

Je me questionne également sur la réelle nécessité d’embaucher à temps complet une personne responsable du bonheur en entreprise. Est-ce une réponse à la montée en puissance des situations de stress au travail ? Une volonté de l’entreprise d’incarner ses valeurs au travers d’un visage humain ?
La mise en place d’un CHO représente vraisemblablement la cristallisation de l’acceptation du volet humain au sein de l’entreprise et s’inscrit dans la mouvance de l’entreprise libérée.

Manque de formation des managers au management ?

J’ai analysé les témoignages de plusieurs CHO, qui, de manière générale, font le lien entre les problématiques évoquées par les salariés dans un cadre informel, et les managers. Si toutes les remontées terrain sont bonnes à prendre pour le manager, je me suis demandée si le rôle ce dernier, souvent focalisé sur ses objectifs métiers, n’évoluait pas vers une fonction plus centrée sur le « business », reléguant alors l’aspect humain à un tiers de confiance : le CHO. Cela traduit-il un manque de temps ? Un manque de formation sur les dimensions managériales ? Ou la nécessité d’introduire une tierce personne possédant le recul nécessaire et pouvant mettre en perspective le quotidien des salariés avec les valeurs de l’entreprise ?

Manque de dialogue dans l’entreprise, disruption des Ressources Humaines, …?

Plusieurs des témoignages que j’ai lus ou vus m’ont interpellée : les composantes du métier de CHO font finalement appel à des missions tenus auparavant par divers acteurs de l’entreprise, comme la représentation salariale, les DRH, la communication interne...

Si l’objectif affiché est de favoriser l’épanouissement des salariés, la raison d’être peut être variable en fonction de l’entreprise et de ses besoins.

Certains CHO sont les vecteurs d’un meilleur « vivre » ensemble, par le biais d’activités ludiques, censées permettre aux salariés de décrocher de leur travail et de partager avec les autres salariés. Si vous êtes DRH ou chef d’entreprise, vous avez sans doute eu l’habitude de créer ces moments autour de la machine à café ou par le biais de grandes messes de communication. Mais aujourd’hui, un tournoi de fléchettes et un petit-déjeuner « bio » semblent être plus efficaces. Pourquoi pas !

D’autres vont prendre en charge l’accueil des salariés, rôle dévolu jusqu’à présent au manager et à la DRH. Le processus d’accueil se veut plus humain et a pour but d’accélérer l’intégration des nouveaux arrivants.

La communication interne prend parfois une nouvelle forme : le CHO peut être chargé de faire circuler l’information en interne pour renforcer l’engagement des salariés. OUT les mails !

Il en va de même pour les aspects d’organisation de l’entreprise : le CHO s’assure sur le terrain que les processus sont adaptés aux salariés et peut proposer de les faire évoluer. Il peut être un « capteur terrain » impartial du bien-être des salariés et une possible remise en cause des processus face à la réalité vécue par ces derniers.  

Ce poste, à la croisée de plusieurs fonctions déjà présentes dans l’entreprise, remet le salarié et l’humain au centre des préoccupations business. Il est une réponse à la digitalisation de nos environnements de travail, en permettant d’incarner les valeurs de l’entreprise via une personne clairement identifiée, qui peut se faire appeler « maman/papa » à certaines occasions…
Mais il permet aussi aux salariés de rester complètement focus sur leurs préoccupations professionnelles, et donc être plus efficaces, dès lors que quelqu’un vient traiter à leur place les tracas du quotidien ou les divers soucis logistiques...

Cette plongée dans l’univers des Chief Happiness Officer est finalement très rafraîchissante. Bien que je n’adhère pas totalement au terme de « bonheur », le poste de CHO vient bousculer les lignes et appelle à innover et à se réinventer dans la gestion des ressources humaines.

Alors à quand un CHO ou plutôt un « Responsable Qualité de Vie » dans votre entreprise ?

A votre écoute

Sophie

 

 

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S’inspirer des autres pour devenir vous-même

S'inspirer des autres pour devenir soi-même

J’évoque régulièrement la recherche de votre « moi authentique » dans votre quête de changement, que ce soit à titre personnel ou professionnel. L’authenticité, c’est réussir à atteindre l’alignement entre ce que vous êtes vraiment : vos pensées, vos valeurs..., et ce que vous faites : vos actes.

Aujourd’hui, je vais vous vous parler d’une technique intéressante pour installer durablement des changements de comportements dans votre quotidien, tout en véhiculant chaque jour un peu plus vos valeurs profondes.

Il s’agit de la « Modélisation », qui consiste à adopter certaines caractéristiques de personnes que vous admirez ou qui vous inspirent. Les résultats obtenus grâce à cette technique sont particulièrement intéressants.

Attention, il ne s’agit pas de « copier » à proprement dit. L’idée est bel et bien de rester vous-même, tout en adoptant les comportements, la posture, représentatifs de ce que vous souhaitez incarner et qui vous plaisent chez ces personnes.

Il est possible que vous ne vous autorisiez pas cette attitude, alors qu’elle vous correspond, tout simplement par manque de confiance en vous… Il s’agit donc bien là d’authenticité.

Vous partagez très vraisemblablement un certain nombre de valeurs avec les personnes qui vous inspirent. Le fait de reproduire leurs attitudes vous permettra simplement de vous rapprocher de vos propres valeurs plus rapidement.

Pourquoi s’inspirer des autres pour être enfin soi-même ?

On entend de plus en plus souvent parler des « Role Model » : c’est à dire des personnes qui incarnent profondément leurs valeurs et qui sont, de par leurs actes, des références pour beaucoup d’entre nous.

Pour réussir à atteindre vos objectifs, imiter le comportement des meilleur(e)s est une technique d’apprentissage très efficace. Elle est encore peu répandue car, de manière générale, on l’assimile à une simple copie de ce que d’autres font. Mais comme dans toute création, il y a une part d’inspiration dont je vous propose de vous nourrir pour accéder plus rapidement à ce que vous êtes vraiment.

Identifier des personnes dont vous pourriez vous inspirer demande avant tout de connaître vos propres valeurs ou aspirations. Vous pourrez alors cibler les personnes représentant un “modèle” à vos yeux, puis reproduire ce qui les caractérise  : leur attitude physique, leur façon de penser, leur stratégie pour avancer dans la vie, leur façon de parler, leurs prises de paroles courageuses, une réussite exceptionnelle,…

De l’inspiration à l’incarnation de vous-même

La technique de la modélisation ne se réduit pas à une simple copie. Lorsque vous pensez à une personne qui représente une valeur fondamentale pour vous, il est bon d’analyser précisément ce qui fait d’elle un « role model » : quelle a été son parcours, de quelles actions êtes-vous admiratif(ve), a-t-elle dû affronter des échecs, comment a-t-elle fait face aux difficultés...?

L’ensemble de ces informations doit vous permettre de « modéliser » ce que vous souhaitez reproduire chez vous. Il s’agit d’extraire la substantifique moëlle de ce que vous admirez chez cette personne et que vous aimeriez incarner comme qualités.

Vous pourrez conserver une photo à proximité pour repenser à ce qui fait de cette personne quelqu’un d’exceptionnel à vos yeux et qui sera une source d’inspiration pour atteindre vos objectifs.

Au quotidien, vous pouvez pratiquer cette technique du « faire Comme Si » en imaginant que vous êtes dans la peau de la personne qui vous inspire.

Un rendez-vous important vous attend ? Fermez les yeux et prenez le temps de vous visualiser, possédant les qualités et les comportements de votre modèle. Puis ouvrez les yeux et adoptez cette posture : prenez l’intonation, la voix, l’affirmation, les gestes, éventuellement la tenue, qui correspondent à l’image que vous souhaitez véhiculer.

Répétez cet exercice tous les jours durant deux à 3 mois, tout particulièrement dans les moments importants à vos yeux.

Vous constaterez bientôt à quel point les résultats sont efficaces.

En visualisant ce que vous voulez devenir et ce que vous voulez atteindre, vous pourrez ancrer par la force de l’habitude des comportements nouveaux.  Cette façon de procéder vous permettra de gagner un temps inestimable dans l’atteinte de votre nouveau “Vous”.

Tout au long du chemin, vous vous rendrez compte que l’inspiration suscitée par ces modèles fera écho à votre propre histoire et que vous adopterez progressivement votre propre interprétation de la valeur qui vous caractérise, vous et votre modèle.

J’espère que cette technique vous permettra de “devenir ce que vous êtes”, je suis convaincue que vous atteindrez ainsi plus rapidement vos objectifs.

A vous de jouer !

Sophie

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Comment reconnaître votre "Etoile polaire" ?

comment reconnaitre son etoile polaire

Ainsi que l'évoque Navi RADJOU* , nous avons tous une "Etoile Polaire", autrement dit une "raison d'être" , une "contribution au monde", voire, pour certains, une "vocation".

Tant que vous n'avez pas identifié ce qui vous convient vraiment, il est possible que vous ressentiez un petit vague à l'âme de temps en temps, même si vous vous dites "Je ne suis pas à plaindre, j'ai un emploi qui me permet de payer les factures, un toit sur la tête, une famille que j'aime...".
Et effectivement, dans la pyramide de Maslow, vous nourrissez vos besoins fondamentaux.
Mais pas le haut de cette pyramide, qui correspond au besoin de vous accomplir.

Et cet objectif n'est pas si simple...
Car il existe une différence entre "avoir un travail et de quoi nourrir la famille" et "exercer un métier qui a du sens, qui vous fait vibrer, qui vous nourrit, en phase avec vos valeurs, vos talents et vos sources de motivations profondes".

Pour reconnaitre ce qui vous convient vraiment, je souhaite vous parler aujourd'hui de l'Expérience Optimale, également appelée le "Flow"

De quoi s'agit-il ? Le Flow correspond à un état de bonheur intense, généralement ressenti après avoir réalisé une action importante à vos yeux.

Le psychologue hongrois Mihaly Csikszentmihalyi a cherché à comprendre quels étaient les ressorts du Flow et a identifié plusieurs conditions permettant d'atteindre ce sentiment de plénitude :

     - réaliser une action qui correspond à un savant équilibre entre défi (l'exigence de la tâche) et habilité (les compétences)
     - avoir un objectif précis et réalisable
     - être concentré sur cette action
     - exercer un contrôle sur l'action
     - vivre une absence de préoccupation à propos du "soi"
     - ressentir un changement de perception du temps (le temps suspend son vol, plus rien d'autre n'a d'importance que cette action)
     - obtenir un feedback immédiat

Si la plupart ou la totalité de ces conditions sont réunies alors, vous êtes en train de vivre une expérience optimale. Et ressentez un état de bien-être, de plénitude, d’implication totale, d'harmonie, qui renforce votre sens du "soi".


Je vous soumets mon expérience personnelle : lorsque j'accompagne nos clients dans les parcours Grand Bain, que ce soit pour les aider à trouver leur voie, à entreprendre, ou à évoluer au sein de leur entreprise, je me sens, à l'issue des entretiens, à la fois nourrie par les échanges (j'apprends tellement à travers les expériences de chacun...) et utile à la concrétisation de leur projet de vie / de carrière. Je suis convaincue qu'il s'agit là de ma contribution au monde et que je suis totalement à ma place lorsque j'exerce ce métier.

Procédons maintenant à un exercice simple :

Rappelez-vous vos meilleurs moments, ceux qui vous ont permis de vous sentir particulièrelent fier(e) de vous, aligné(e), à la bonne place. Avez-vous réalisé une action, un projet, un rendez-vous, à l'issue desquels vous avez ressenti une évidence en terme d'utilité, de sens, de compétences ?
Comment pourriez-vous, à travers ces expériences, définir ce qui fait sens pour vous ?
Cette définition vous permet-elle d'affirmer que vous exercez un métier qui vous permet de vous accomplir aujourd'hui ?
Y a-t-il un écart fort avec votre poste actuel ?
Je vous propose de réfléchir au sens que vous pouvez donner à vos éxpériences optimales.

Si vous avez besoin d'aide, bien sûr, l'équipe du Grand Bain est à votre disposition pour vous accompagner.


*(Co-auteur de "Donner du sens à l'intelligence)

 

 

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