Si vous deviez choisir entre une routine rassurante, avec un salaire (parfois insatisfaisant) qui tombe à la fin de chaque mois, et un projet professionnel exaltant, associé au risque de devoir affronter quelques obstacles… que décideriez-vous ?

C’est à cette question que devront bientôt répondre les 120 000 fonctionnaires visés par le Plan de Départ Volontaire, évoqué hier par Gérald Darmanin (Ministre de l’Action et des Comptes publics).

Je reçois régulièrement, dans mon cabinet, des agents de la Fonction publique en souffrance.

Principalement pour deux raisons : 

Changer de poste est beaucoup plus laborieux dans le public que dans le privé. La mobilité interne serait inférieure à 4% au sein de la Fonction Publique. 
Cela tient sans doute aux lourdeurs administratives, mais il me semble par ailleurs (je me trompe peut-être) que quelques postes clefs sont attribués plus aisément à des « personnalités » introduites dans les bons réseaux, qu’aux agents compétents et investis. Lorsque ces personnalités disposent du professionnalisme attendu à ces fonctions, c’est parfait. Mais lorsque ce n’est pas le cas, cela risque d’apporter un sentiment d’injustice parmi l’équipe.  

Autre constat : contrairement aux salariés du privé, les agents de la fonction publique ne peuvent pas bénéficier de financement de formations diplômantes onéreuses : il n’existe pas de Fongecif pour eux. Le CPF leur est ouvert depuis peu, mais combien d’années devront-ils cumuler avant de pouvoir accéder à ce sésame vers une formation diplômante, généralement supérieure à 150 heures ?

La réalité, c’est qu’il existe peut-être plus de 120 000 fonctionnaires qui rêveraient de quitter la fonction publique pour aborder leur vie sous un angle nouveau.

Certes, la sécurité de l’emploi est rassurante, mais elle représente un piège potentiel.  

Monsieur Macron, Monsieur Philippe, Monsieur Darmanin, vous avez raison de faire confiance aux français.
Bien sûr, vous auriez préféré conserver la totalité des postes de la Fonction Publique en l’état. Mais vous êtes aujourd’hui amenés à faire des choix difficiles pour préserver l’équilibre du pays.

Qui dit « Plan de Départ Volontaire » dit « volontaire », et ce mot n’est pas anodin.
Seuls ceux qui ont envie de se jeter à l’eau pour découvrir une nouvelle vie le feront, vraisemblablement aidés par des conditions de départ attractives.

Les français sont capables de rebondir, d’utiliser cette porte de sortie pour voguer vers d’autres destinées : créer leur entreprise ou rejoindre un poste qui les fasse vibrer dans le secteur privé, qui a du sens à leurs yeux, qui leur apporte un sentiment de fierté et une motivation nouvelle.

Monsieur Darmanin, si comme moi, vous croyez qu’il est essentiel d’accompagner ces fonctionnaires audacieux, qui se porteront volontaires, aidez-les à plonger dans leur vie en rejoignant le Grand Bain ! 

Notre programme sur mesure pour les Entreprises vous explique la pertinence de la démarche et la performance de nos outils.

Pour toute question, je suis à votre disposition sur sophie@le-grand-bain.fr 

Bonne chance dans cette nouvelle ère,
Tous mes vœux vous accompagnent,

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