La “QVT” (Qualité de Vie au travail), vous en avez sans doute entendu parler ?

Si le concept est intéressant et fort utile, je m’interroge sur les limites de cette notion désormais imposée aux entreprises en vue de l’épanouissement de leurs salariés.

De quoi parle-t-on ?

L’Agence Nationale d’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) recense 6 facteurs clés indispensables à une bonne Qualité de Vie au Travail :

A ce titre, les entreprises sont invitées à mettre en place différentes actions susceptibles de permettre à tous d’atteindre l’épanouissement au travail. Il s’agit donc d’une action collective au bénéfice de l’individuel.

Et effectivement, il est du ressort du dirigeant (en fonction de ses possibilités et en concertation avec les salariés et les partenaires sociaux) de rendre agréable, motivant et enrichissant le quotidien des collaborateurs. Donner du sens, mettre des moyens à leur disposition, rester vigilant et en contact avec le terrain, autant d’éléments qui contribueront à la réussite et au bien-être de chacun. 

Mais jusqu’où peut-on garantir la qualité de vie au travail ?

Est-on forcément heureux parce-que l’on bénéficie d’une conciergerie d’entreprise, d’un Chief Happiness Officer, que les réunions n’ont jamais lieu après 17h et que le travail est bien organisé ?
Je n’en suis pas si sûre…

Nous avons la chance de recueillir le ressenti de nombreux salariés à travers nos clients du “Grand Bain” (Bilan de compétences en ligne et Mobilité Externe).

Nous constatons régulièrement que s’il existe un décalage entre les leviers de motivation d’un individu et la réalité du poste qu’il occupe, il sera en difficulté (voire, en souffrance), quoi que l’entreprise fasse pour lui.

De même, si les valeurs ou la raison d’être de son entreprise ne sont pas alignées avec ses propres valeurs, il ne s’y reconnaîtra pas non plus.
De fait, cette personne peut se sentir profondément désarmée devant une incompréhension entre “la chance qu’elle a, d’avoir tout” versus ce impression diffuse – et culpabilisante – de ne pas se sentir heureuse…

Je crois que le véritable enjeu de la Qualité de Vie au Travail vient d’un croisement entre :

Nous sommes bien là dans une perspective de Responsabilisation.

Je pense que la croissance économique actuelle permettra de plus en plus aux salariés de prendre le risque de changer.
En tout cas, je le souhaite, car la performance d’une entreprise provient essentiellement de la performance de son capital humain. Sans envie, sans motivation, rien ne peut se faire.

Mettons en place des actions percutantes en faveur de la QVT. Et donnons-nous les moyens d’accompagner les salariés vers leur “Etoile polaire”, comme le suggère Navi RADJOU (Co-auteur avec Prasad KAIPA de “Donner du sens à l’intelligence”).

A votre disposition pour échanger…
Sophie 

 

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