Il va sans dire que les événements présents et à venir suite au covid19 sont susceptibles d’infléchir d’une façon ou d’une autre les décisions que la population en âge de partir à la retraite pourrait prendre. Les conditions de vie vont peut-être changer, les priorités aussi…

Il n’en reste pas moins vrai qu’un bilan de compétences, à l’orée du plongeon dans cette nouvelle étape de la vie qu’est la Retraite, représente un acte positif de connaissance de soi sur différents points :

Un bilan de compétences offre un nouvel angle de vue et l’impulsion nécessaire pour continuer à aller vers les autres, pour éviter de se recroqueviller sur soi-même ou perdre ce capital si fragile de capacités cognitives nécessaires pour évoluer durablement dans l’environnement social et sociétal.

Il permet à son bénéficiaire d’entrer en possession de nombreux outils pour construire un pont, traverser symboliquement la rivière entre vie professionnelle et retraite et continuer à tracer une route qu’il ou elle aura choisie en pleine conscience de lui/elle-même et de ses moyens.

A l’heure de la retraite, les règles du jeu et du JE changent.

Formaté(e) par des dizaines d’années de “métro/voiture, boulot enfants, dodo” et par un rôle social souvent défini ou impacté par une carrière professionnellenotre identité, qui nous semblait si bien apprivoisée, et pour cause, peut parfois se désagréger face à la retraite. Nous connaissons-nous si bien que cela ? Vient alors ce moment de silence où l’on peut écouter la petite la petite voix intérieure nous demander : mais qui es-tu vraiment ?

Loin de ce qui constituait nos habitudes : un lieu de travail, un poste avec des fonctions à remplir, des objectifs à tenir, des responsabilités, des collègues appréciés ou pas, la vision de nous-même à travers nos succès et nos échecs, le regard des autres amical ou non…. tout ce qui constituait finalement l’aura de ce  qu’on croyait être “nous” s’évapore pour laisser place à une coquille un peu vide.

L’enveloppe professionnelle qui servait d’identité devient alors comme une de ces vieilles paires de chaussures usées qu’on aime bien porter parce qu’elles sont confortables…. et qu’un jour on est obligé de jeter… Les neuves font mal au pied et l’adaptation est douloureuse. Quitter son job pour glisser dans le statut de retraité ne serait-t-il pas un peu comme être obligé de jeter une vieille paire de chaussures ultraconfortables en sachant qu’on risque de souffrir dans les neuves ?  

L’incommodité de se retrouver avec soi-même et une identité à redécouvrir… un mari/une épouse à redécouvrir…. de nouveaux projets à mettre en place, une vacuité,  dont on n’avait pas l’habitude,  à  remplir…. Le challenge est de trouver “Sa” place, des nouvelles interactions et une satisfaction qui n’aura d’intérêt que pour soi-même, un retour à soi-même, donc.

On ne peut parfois pas faire l’économie d’efforts personnels pour passer d’un état à un autre.

Commencent alors les nouvelles règles du JE …  On peut prendre les choses en mains et agir ou bien laisser en décider les autres…. Se laisser submerger par sa nouvelle condition, s’adapter tant bien que mal et “laisser faire la vie” avec les heureux et moins heureux hasards.

Ou bien considérer cette nouvelle étape comme une mutation, un plongeon dans une eau revigorante.

Des années durant, nous avons subi les injonctions de la société, de la famille, de l’entreprise et des médias. Alors, pourquoi ne pas prendre la retraite comme une chance de faire ce que l’on a toujours rêvé de faire ?

Oser faire émerger les envies étouffées par une vie où se cumulaient les obligations ? Il s’agit bien là de fouiller en nous-mêmes tels des archéologues et chercher nos talents cachés puis nous lancer dans de nouveaux apprentissages, de nouvelles ambitions.  Repartir de zéro et avoir l’humilité de commencer à apprendre une langue, une discipline sportive, retourner sur les bancs de la fac, cuisiner, faire de l’humanitaire, ou bien encore faire partager ce qui a été notre passion, devenir consultant, conférencier, ou toute autre chose qui fera sens et nous remplira de bonheur et de sérénité.

Le jeu est de ne rien s’interdire à ce stade de la redécouverte de nous-mêmes tout en nous armant de lucidité. “L’affinage” viendra ensuite, tout au long du bilan de compétences. Ce chemin choisi pour un temps certain, préparera aussi, puisqu’il faut bien en parler, à l’étape suivante de “Grand Sénior”.

Chaque personne est un cas unique, et chaque retraité sera différent. Certains(es) auront déjà des projets et la page professionnelle sera presque tournée avant même d’entamer cette nouvelle période de la vie. D’autres voudront autre chose… mais ne sauront pas quoi, d’autres encore seront totalement perdus. Aucune règle n’existe bien sûr et il faudra simplement laisser émerger les envies et les potentialités.

La retraite est justement le moment où l’on peut s’émanciper, enfin sortir du carcan que nous nous imposions pour être conformes à ce que notre environnement attendait de nous.

A 60 ans, certes, on peut être dans l’idée de transmission, de passeur de valeurs, de connaissances, de traditions. Il n’en reste pas moins que nous pouvons refuser d’endosser le rôle du sage, vieux, voire trop vieux pour éprouver encore le plaisir de se faire peur et sortir de sa zone de confort… C’est finalement le moment où jamais d’essayer d’être libre, sans répondre à des schémas de réussite et de conformité.  

Le bilan de compétences Libre Envol vous propose de faire émerger vos désirs : qui voulez-vous vraiment être ? Notre accompagnement sur plusieurs mois vous donne ensuite les moyens de le devenir.

Soyons en conscients, nous sommes comme nos enfants adulescents de 30 ans…. La nouvelle génération de seniors qui pointe à l’horizon 2020 a vieilli moins vite que la génération de ses ainés, au physique comme au mental. On parle aujourd’hui des quincados…. quid des sexados ?? (au sens « soixante ans » mais si vous y voyez un autre sous-entendu, libre à vous) entre 60 et 75 ans voire 80 ans. Il est nécessaire de comprendre et d’accompagner pleinement ces changements durables de la société.

Boris Cyrulnik a écrit : “Le partage d’un projet est nécessaire à la constitution d’un sens. Mais pour provoquer une représentation qui donnera un sentiment de bonheur, il faut que ce projet soit durable et diversifié. Quand une culture n’a pour projet que le bien-être immédiat, le sens n’a pas le temps de naître dans l’âme des sujets qui habitent cette société”. 

ABP Talents, grâce au Grand Bain et à sa transposition à la période post-professionnelle avec le bilan de compétences Libre Envol, peut être cet initiateur de sens à long terme pour les Séniors.

C’est un cahier tout neuf que nous nous achetons pour la retraite. Les pages en sont encore totalement vierges. Tout ce qui a scandé nos 30 dernières années va s’effacer, qu’on le veuille ou non…

Alors, il faut apprendre à vivre par soi-même, pour soi-même, être libre et riche de nous-même, indépendant et généreux envers notre entourage, pour construire cet avenir qui reste à conquérir.

A bientôt,
Sylvie

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