L'art de nouer un premier contact

 

EDito lgbCette question du premier contact est plus complexe qu’il n’y paraît.

L’un de mes fils m’a avoué cette semaine qu’il était pour lui impossible de se rapprocher d’un groupe en lançant  un “comment ça va ?” à la cantonade, alors qu’il s’agit d’enfants qu’il connaît déjà et qui ont vraisemblablement un avis positif sur lui…

Ce qui l’amène à rester seul régulièrement, situation désagréable, mais moins dure à ses yeux que de prendre le risque d’être rejeté.

Et pourtant, il est très à l’aise avec les gens une fois qu’il les connait. Bavard, même, et drôle aussi.

Il est évident qu’il serait épanoui au sein de ce petit groupe… mais sa timidité l’emporte sur le plaisir d’être entouré et de partager de bons moments.

 


 

Un client me disait tout à l’heure que se mettre à parler de la pluie et du beau temps avec un inconnu lors d’une soirée “réseau” lui semblait superficiel.

Et effectivement, si les échanges se limitent à des banalités, rien d’intéressant ne se produira à l’issue de la soirée.

Mais si, en osant approcher cet inconnu, il réalise que ce dernier partage ses valeurs et s’intéresse à des sujets communs, peut-être sera-t-il ravi de sa soirée ? Allons même plus loin, peut-être décideront ils de se revoir, de travailler ensemble sur des thématiques qui leur tiennent à cœur ?

Nul ne peut présager de ce qui arriverait si on osait aborder un inconnu. Mais une chose est sûre : notre vie est plus riche et plus intense quand on s’ouvre aux autres (et même les “5” en ennéagramme, nos amis “observateurs investigateurs” peuvent trouver un intérêt à converser de temps en temps !).

Pas facile, me direz vous. 

Et je ne peux qu’approuver : enfant, j’étais extrêmement timide (ça ferait rire mes amis du Fit’Athlé s’ils entendaient ça). Bref, je n’aurais jamais osé faire le premier pas pour parler à quelqu’un, garçon ou fille. Je crois même que je n’avais aucune idée de sujet de conversation.


 

Quand j’ai travaillé à l’Apec à Paris, une collègue m’a dit un jour “arrête de te cacher derrière tes lunettes”.

Remarque qui m’a étonnée, car je n’ai jamais eu l’impression de me cacher.

Et quand j’ai intégré une entreprise dans le BTP à Nice, le PDG m’a dit “Toi, t’as l’air timide. Vas manger au restau chaque semaine avec un collaborateur différent, fais des notes de frais. Ca te permettra de connaitre un peu tout le monde et de prendre la température de ma boite. Si tu sens que des gens ne vont pas bien, n’hésite pas à m’en parler”.

Ouaouh ! quel énorme challenge pour quelqu’un comme moi !

Au début, ça m’a fait bizarre. Aller au-devant de tous ces gens qui m’impressionnaient et leur proposer un déjeuner, il allait falloir argumenter. Mais j’ai bien été obligée de m’y mettre, et surtout – une fois au restaurant – d’alimenter les échanges.

Et là, je dois dire que c’est ce qui m’a le plus décoincée dans la vie. Je ne suis plus la même aujourd’hui.

Il m’aura donc fallu attendre d’avoir 32 ans (et ce challenge d’un patron audacieux) pour être à l’aise avec les autres.

Car j’ai constaté que mes propositions de rencontres autour d’un repas étaient accueillies très favorablement. Et qu’à l’issue, je connaissais bien mieux mes collègues et pouvais ainsi tisser avec eux des relations de qualité.

 

La morale de l’histoire, c’est que tout s’apprend.

 


 

Je souhaite donc vous livrer aujourd’hui quelques propositions d’entrée en matière lorsque vous vous retrouvez dans une soirée réseau, ou dans une nouvelle entreprise, ou encore à un mariage, face à de nouveaux visages et que vous craignez de vous ennuyer ferme si vous ne brisez pas la glace.

Première chose, rappelez-vous pourquoi c’est intéressant d’aborder cette nouvelle personne :

  1. Découvrir un nouvel univers (métier, secteur d’activité, histoire personnelle…)
  2. Échanger des bonnes pratiques
  3. Vous faire un(e) nouvel(le) ami(e)
  4. Trouver un job
  5. Trouver un nouveau client/fournisseur
  6. Trouver un(e) associé(e)
  7. Affiner une idée (de création d’entreprise, de partenariat…)
  8. Résoudre un problème (au hasard d’une conversion autour du point d’achoppement)
  9. Trouver l’âme sœur (et pourquoi pas ?) 

 

Et rappelez-vous pourquoi vous ne vous lancez pas : 

 

Il est fort probable que ces gens pensent la même chose que vous – et la même chose de vous.
Donc ? Devez-vous valider cet adage qui dit que  “Le premier qui bouge a perdu, comme au mikado” ?
Ce serait dommage !

Voici mes idées pour vous permettre de “tenter l’aventure de l’autre” en adoptant la bonne posture :

 

Une fois toutes ces entrées en matière amorcées, il vous reste à ressentir ce qui est en train de se jouer :

La crise sanitaire nous a habitués à rester chez nous, à télétravailler, à éviter les contacts.

Mais le confinement est aujourd’hui derrière nous. Vous avez repris le chemin des cafés et restaurants, les salons professionnels se tiennent à nouveau; les mariages pourront avoir lieu cet été…

Profitez de ces échanges pour vous enrichir et apporter du bonheur dans la vie des autres !

Faites confiance à la vie, ouvrez-vous, déployez vos ailes. C’est ainsi que votre chemin s’ouvrira sur ce qui vous convient vraiment, et c’est ainsi que vous donnerez à votre trajectoire personnelle et professionnelle toutes les chances de vous épanouir.

A bientôt !

Sophie

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Une réponse

  1. Excellents conseils que j’ai moi aussi pu expérimenter. J’ai fait le grand saut comme toi, mais plus tôt, à l’occasion de l’entrée dans la vie professionnelle, Je pense qu’une des clés est la confiance en soi. Et penser que si nous sommes dans une assemblée avec d’autres personnes, c’est que nous avons au moins un point commun avec ces personnes : le sujet de la conférence, la relation avec les mariés … çà fait déjà un point d’entrée en matière !

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